Bilan de campagne 2016 avec Antoine Médeville, oenologue-conseil

Suite à un hiver assez doux entrainant un débourrement précoce, les ardeurs végétatives ont été ralenties par un printemps frais : nous avons alors assisté à une pousse lente de la vigne, décalant ainsi l’ensemble des stades végétatifs. Ajoutons à cela un été sec et tous les ingrédients été rassemblés pour faire de 2016 un millésime à maturité tardive.  Cependant, nous pouvons dire que la nature nous a gâté car une fois le début de l’été installé, les pluies sont venues aux moments les plus propices pour le vignoble : véraison et début de maturation.

Dès les premiers contrôles de maturité réalisés fin août, nous avons pu voir que 2016 se plaçait dans la catégorie des grands. Mais la partie était loin d’être gagnée car nous savions à ce moment-là que nous avions encore besoin d’un minimum de 25 à 40 jours d’une météo clémente pour espérer obtenir la pleine maturité. Un été indien a permis aux raisins de mûrir dans d’excellentes conditions. C’est là toute la difficulté des millésimes tardifs, qui font les plus grands vins de Bordeaux : ils doivent obligatoirement profiter d’une excellente arrière-saison pour espérer entrer dans l’histoire des grands millésimes. Et 2016 fait indéniablement partie de ceux-là Lire la suite