[HISTOIRE] Le vignoble bordelais à l’heure de la Peste noire de 1348

peste_noire_changement_climatique

La crise actuelle du Coronavirus nous rappelle que l’Humanité n’est toujours pas délivrée des grandes épidémies. Une occasion de revenir sur l’histoire de Bordeaux et de son vignoble en 1348, année de la Peste noire. Première épidémie réellement bien documentée par les sources historiques, elle fut foudroyante et entraîna des bouleversements structurels dans la société du Moyen-Age. Venue d’Asie, elle se propagea par les voies commerciales, maritimes, fluviales et terrestres à toute l’Europe en seulement trois ans et décima entre 1/3 et la moitié de la population européenne. Quel fut l’impact de ce fléau sur le vignoble bordelais qui depuis le 13ème siècle connait une embellie sans précédent liée à ses exportations de vins vers l’Angleterre?

Bordeaux et son vignoble à la veille du fléau
Le fléau débarque dans une ville riche de son statut de capitale du duché d’Aquitaine mais fragilisée par les incessantes opérations militaires de la Guerre de Cent ans (1337-1453) entre les rois d’Angleterre et de France. Dès le XIIIe siècle, l’essor économique de Bordeaux s’explique par une extension de son domaine viticole face à la demande croissante liée aux échanges avec l’Angleterre. Au début du XIVe siècle, pour l’année 1308-1309, les comptes des registres du commerce du vin affichent des chiffres éloquents avec une production de 102 724 tonneaux de vins (environ 850 000 hectolitres). Mais cette prospérité connait des fluctuations. En 1335, à la veille des vendanges, les conflits militaires reprennent pour une durée de 9 ans et gênent considérablement le transport des vins du haut pays soumis aux taxes douanières. De ce fait les recettes provenant des « coutumes » liées aux exportations de vins diminuent. Entre 1335 et 1336 la production a baissé de 80% (74 053 tonneaux de vin exportés après la vendange 1335 contre 16 053 après la vendange de 1336). Le coût de la guerre, la destruction des vignes, les villages brûlés obligeant les paysans à fuir pour se réfugier à l’intérieur des murailles protectrices de la ville, expliquent cette baisse de production.
Alors que les bordelais jouissent d’une trêve et en profitent pour remettre en état leurs vignobles endommagés par les conflits de la guerre, l’année précèdent l’arrivée de la Peste noire, Bordeaux et son vignoble sont victimes des mauvaises conditions climatiques. Les inondations de 1347 provoquent une mauvaise récolte qui se traduit par une disette et une famine accentuées par la quasi-monoculture de la vigne. C’est dans ce contexte que « la mortalitat » nom désignant l’épidémie dans les documents de l’époque, s’abat sur Bordeaux déjà affaiblie et frappe sans discontinuer pendant dix mois.

Une propagation foudroyante

big

Provenant d’Asie et importée en Occident par un navire génois qui accoste à Marseille en janvier 1348, la Peste noire, galopante, foudroyante, dissémine sa bactérie mortelle de port en port, de ville en ville au grès des échanges commerciaux et des mouvements des populations fuyant la guerre. De Marseille, elle atteint Carcassonne en mai, remonte la Garonne et débarque à Bordeaux au début de l’été 1348. Elle continue sa route macabre un peu partout en Europe et touche l’Angleterre à l’automne. Le « mal noir », nom donné par les contemporains à la peste en raison des taches foncées sur les corps des malades, n’est pas connue des médecins qui restent démunis face à cette maladie dont ils ignorent tout y compris son vecteur, les puces des rats noirs. Il y a bien eu un précédent avec la Peste Justinienne qui a frappé l’Occident au VIe-VIIIe siècles mais le fléau avait disparu ne laissant pas de traces dans la mémoire des populations. Faute de traitements efficaces on explique la maladie par l’expression de la colère divine, l’infection de l’air et des eaux.

Une catastrophe démographique aux multiples conséquences
« En ce temps, par tout le monde généralement une maladie qu’on claime épidémie courait, dont bien la tierce partie du monde mourrut. » témoigne Jean Froissart dans ses Chroniques.
La peste frappe davantage les villes que les campagnes car la concentration y est plus dense. La promiscuité, le manque d’hygiène dans les rues où l’on déverse les immondices et la présence des rats infestés qui transmettent la maladie de quartier en quartier sont autant de facteurs favorables à la propagation du fléau. Ceux qui vivent en communauté sont les premiers touchés. Sur les 20 chanoines du chapitre de Saint-Seurin, 12 sont victimes de la peste. Mais la maladie ne fait pas de distinction et frappe toutes les catégories sociales, des paysans aux seigneurs, du médecin venu soigner le malade au notaire qui a rédigé son testament, sans épargner le prêtre qui a donné l’absolution et jusqu’au fossoyeur dernier maillon d’une chaîne mortifère. On murmure qu’à Bordeaux ville de 30 000 habitants « on compte plus de morts que de vivants ». Cette diminution brutale de la population a des conséquences sur la structure de la société du Moyen-Age : des conséquences psychologiques, intellectuelles et artistiques avec par exemple l’apparition du mouvement des Flagellants qui cherchent à attirer la clémence du ciel, ou celle des thèmes macabres dans l’art et aussi une tendance à une religion plus superstitieuse ; des conséquences politiques et militaires avec l’interruption des guerres dans l’ensemble de l’Europe ; des conséquences économiques avec la chute des revenus de la ville et sociales avec la raréfaction de la main d’œuvre, la hausse des salaires, la naissance d’une catégorie qui s’enrichit grâce aux acquisitions foncières à moindre coût et une concentration du patrimoine.

La chute du commerce des vins
Pour Bordeaux, qui représente un des pôles les plus actifs en Europe avec le commerce du vin, la Peste noire est synonyme de catastrophe économique et financière. Son trafic subit un effondrement de 80 à 90% par rapport aux premières années du XIVe siècle. Le registre de la Grande Coutume illustre parfaitement cette chute vertigineuse. Le nombre de tonneaux exportés tombe en 1348/1349, après la vendange 1348, à 5 923 (il était de 16 577 en 1336-1337). Un chiffre qui s’explique par le manque de main d’œuvre. Bordeaux est à l’arrêt.

La promesse « que jamais no guerpira »

Au-moyen-age-ils-se-sont-dit-oui_i480Les tenanciers ont déserté leurs vignes, ils ne sont plus assez nombreux pour assurer les travaux, il n’y a plus de vendangeurs pour récolter les raisins. Un peu partout dans le vignoble bordelais les habitants morts ou réfugiés en ville ont laissé des terres désertes « per las guerras et mortalitads que son estadas ». De ce fait la seigneurie a du mal à percevoir les redevances en nature et en argent.
Il faut imaginer Bordeaux, ville entourée de son enceinte du XIVe siècle en dehors de laquelle s’étend son vignoble suburbain. Une mer de vignes dessine un paysage de parcelles aux dimensions irrégulières en forme de rectangle plus au moins allongé, bordées d’aubarèdes et vimeneys qui poussent au bord des cours d’eau, et reliées entre elles par un réseau de chemins assez larges pour permettre le passage des charrettes. Ces parcelles sont cultivées par les tenanciers qui occupent différents métiers, artisans, commerçants ou laborador de vinha. Chaque jour ils franchissent l’une des portes des murs de la ville, empruntent l’un des nombreux chemins pour se rendre sur leurs parcelles. Au XIVe siècle Bordeaux est divisée en 10 paroisses, certaines à l’intérieur des murs mais d’autres semi-rurales s’étendent à l’extérieur. Au-delà des murs, des portes et des fossés, la vigne est reine de ce territoire qui lui est quasiment réservé et que l’on appelle las grabas de Bordeu. Il s’agit donc des premières « Graves » que l’urbanisation au fil du temps a repoussées plus au sud. Les archives gasconnes révèlent des faubourgs situés à l’extérieur des remparts de la ville, anéantis par la peste. C’est le cas du faubourg Saint-Julien (actuelle place de la Victoire) qui ne s’est apparemment jamais remis du fléau dévastateur. 15 ans après la Peste noire, les maisons du village Saint-Julien « sont encore à l’état déserts » : point d’héritiers, point « d’autres personnes » qui aient fait valoir leurs droits. Les nombreux actes de renouvellement de baux à fief nouveaux témoignent des tenures abandonnées ou en déshérence faute d’héritiers. La Peste noire aura pour effet de réduire l’émiettement de la propriété foncière. Face à cette crise, les seigneurs tentent de lutter contre l’abandon des tenures. De nouvelles formules apparaissent dans les actes. Outre les obligations de cultiver la vigne, le tenancier doit promettre que jamais no gurpira. Par la suite la vigne dévastée ou nouvellement plantée, oblige les seigneurs à accepter des modérations de cens pour soulager les tenanciers.

La reprise

5d91faff64a3ee3fd297d24c0c1c29c0

Puis « La grand’mort » s’éloigne aussi subitement qu’elle est arrivée sans disparaitre complétement pour autant. Souvent associé à la famine, aux guerres et aux mauvaises récoltes, le fléau revient par vague frapper Bordeaux et sa campagne tout au long du XIVe et des siècles suivants. Il faudra attendre le XVIe siècle pour voir apparaître les premières mesures et législations sanitaires qui ont posé les bases à l’élaboration de notre système de santé actuel. Les épidémies suivantes moins meurtrières que la Grande Peste de 1348 n’ont pas empêché Bordeaux de poursuivre son développement économique lié à la production viticole. Dès 1349, les chiffres des tonneaux de vins exportés attestent d’une belle reprise : 19 629 en 1352-1353. Bordeaux se redresse et accueille une population venue des régions voisines moins touchées par la mortalité pour remplacer la main d’œuvre manquante dans les vignes. Le vignoble restauré après les opérations de guerre en 1337-1341 est de nouveau en pleine production. Bordeaux maintient son emprise foncière sur sa campagne en continuant de développer non seulement son vignoble suburbain situé aux alentours immédiats de ses murailles mais aussi péri-urbain plus au sud et dans le Médoc. Progressivement des unités géographiques se distinguent et déboucheront sur la notion de « terroir ». Si la Peste noire laisse pour longtemps un traumatisme dans la société, Bordeaux et son vignoble ont poursuivi la route de leur destinée.

Catherine di Costanzo

Quelques références sur le sujet:

• Lavaud S. (2003) : Vins de Bordeaux au Moyen-Age, naissance d’une civilisation
• Renouard Y. (1965) : Bordeaux sous les rois d’Angleterre
• Renouard Y. (1948) : « Conséquences et intérêts démographiques de la Peste noire de 1348 » In : Population, 3ème , 1948.
• Barry, S., Gualde, N. (2007), « La peste noire dans l’occident chrétien et musulman, 1346/1347-1352/1353 » Dominique Castex D., Cartron I., (2007)
• Boutruche, R. (1963) : La crise d’une société. Seigneurs et paysans du Bordelais pendant la Guerre de Cent Ans, Paris.
• Castex D., Cartron, I. dir (2007) : Épidémies et crises de mortalité du passé, Ausonius éditions, Pessac 2007

Les châteaux de Saint-Estèphe donnent rendez-vous à leurs partenaires commerciaux pour la dégustation du millésime 2017

APEstepheA4.inddPour son rendez-vous annuel avec les professionnel bordelais le 2 décembre prochain, l’appellation Saint-Estèphe présentera le dernier livrable, c’est à dire le millésime 2017, particulièrement réussi. En réunissant la totalité de ses châteaux, c’est à dire une cinquantaine de propriétés parmi les crus classés, crus bourgeois, crus artisans et hors classés, l’appellation Saint-Estèphe est fière de montrer une unité rare au sein du médoc et de maintenir ce lien primordial avec ses partenaires commerciaux en montant ce qu’elle sait faire de mieux, ses vins. Ce rendez-vous qui a lieu chaque année en début décembre est aussi une occasion unique de re-déguster un millésime sur l’ensemble d’une appellation.

Retour sur un millésime précoce qui a bénéficié de la bienveillance du fleuve. 2017, à Saint-Estèphe, a conjuré le sort des millésimes en « 7 » et ce malgré le ressenti lié au triste  épisode du gel de fin avril et aux précipitations avant les vendanges qui ont pu imprégner nos souvenirs. C’est un millésime qu’il convient de regarder de près si l’on souhaite comprendre sa vérité et sa complexité. Car si l’on ne peut parler d’homogénéité du millésime 2017 dans le bordelais tant la nature s’est montrée capricieuse et injuste pour certains, en ce qui concerne l’appellation Saint-Estèphe Dame Nature s’est montré clémente en donnant un millésime où qualité et quantité sont réunis. Avec ses terroirs propres à faire de grands vins, l’ensemble de l’appellation  a été épargnée par le gel survenu le 27 et 28 avril. De ce fait les déclarations de récolte ont présenté des rendements quasiment identiques à ceux de 2016.

Un autre facteur important du millésime est sa précocité. En effet 2017 est un des millésimes les plus précoces de l’histoire grâce en particulier à un excellent mois de juin qui a favorisé une homogénéité phénolique remarquable de la floraison aux vendanges. Malgré une météo éprouvante début septembre, la qualité était bien au rendez-vous et les viticulteurs stéphanois sont fiers de présenter aujourd’hui leur 2017 qui sans aucun doute vieillira en toute quiétude et réjouira pour longtemps nos papilles !

 

Montrose poursuit sa route verte !

MontroseTracteursElecriques

Château Montrose fait un pas de plus dans sa démarche environnementale globale avec son nouveau tracteur électrique équipé de la technologie d’injection directe PiiX-e 100% électrique opérationnel dès la saison prochaine pour les traitements en Bio du vignoble.

30% du parc à tracteurs est électrique, objectif 100% en 2028

S25 -CH.MONTROSE-12072018-185 - CopieAvec l’achat d’un quatrième tracteur électrique Kremer T4E, Château Montrose augmente progressivement son passage à l’électrique dont l’objectif est le 100% électrique pour 2028. Ces enjambeurs écologiques présentent de nombreux avantages dans leur conception, leur utilisation et leur entretien. Les batteries LFP (Lithium Fer Phosphate) ont une grande autonomie, une longue durée de vie et un recyclage facile.
De plus, ces tracteurs, 20% plus légers que leurs équivalents thermiques, très silencieux et ergonomiques, offrent un bien meilleur confort de conduite.
Un projet unique à Bordeaux

Développée par la start-up Diimotion en partenariat avec les équipes R&D du domaine, cette technologie de haute précision dans sa version électrique adaptée à la viticulture répond aux exigences environnementales de la propriété, soucieuse de préserver son vignoble et de limiter son empreinte Carbone.
Si la pulvérisation directe est un procédé connu depuis plus de 15 ans, sa version tout électrique est l’aboutissement d’une réflexion menée par la start-up Diimotion, initiée et soutenue par Château Montrose. Adaptée dès la saison prochaine aux tracteurs enjambeurs de la propriété, sa mise en place est une véritable innovation.

Un système de pulvérisation nouvelle génération

MontrosePulveCe principe de pulvérisation électrique, associé aux engins déjà électriques de Château Montrose permettra une baisse de consommation d’énergie (divisée par 5 par rapport aux turbines hydrauliques classiques) et améliorera le Bilan Carbone de la propriété.
Le système d’injection directe PiiX-e (Diimotion) consiste à pulvériser et doser la matière active dans les parcelles avec une grande précision. Le mélange des cuves se fait automatiquement, à la demande, ce qui évite la gestion des fonds de cuves et les pertes de produits. L’homogénéité constante du dosage associée à la capacité de moduler les doses assurent un gain d’économie et de productivité.

Par ailleurs, l’absence de manipulation des produits limite considérablement les expositions des équipes et apporte un vrai confort à l’utilisateur.
Des capteurs positionnés sur la rampe effectuent une lecture du végétal. Reliés aux électrovannes dont ils contrôlent chaque buse, ils garantissent un traitement sur mesure en régulant la pulvérisation en fonction de la détection ou non de surface foliaire.

Une parfaite maitrise du vignoble

La technologie d’injection présente un intérêt renforcé lorsqu’elle est associée à une bonne connaissance du vignoble. Depuis 2006, Château Montrose a mené une étude approfondie de son terroir comprenant l’identification des unités pédologiques et l’analyse du comportement intra parcellaire du matériel végétal assorti d’une mise en évidence des zones hétérogènes de sensibilité à la maladie. Ces différentes études ont permis de collecter un grand nombre de données précieuses qui viendront, dès la campagne prochaine, optimiser le fonctionnement de l’injection directe.

L’adaptation de la technologie d’injection directe sur les tracteurs électriques de Montrose est l’une des nombreuses mesures de la stratégie environnementale globale du domaine qui souhaite profiter des avancées technologiques pour mieux protéger ses équipes et son vignoble et garantir la préservation de son terroir unique.

Vendanges 2019, Montrose passe à la vitesse supérieure avec le lancement « grandeur nature » du recyclage du CO2 et son passage au 100% Bio.

Avec ces deux nouvelles mesures inscrites dans la stratégie environnementale globale initiée dès son rachat en 2006 par Martin et Olivier Bouygues, Château Montrose atteint son objectif 2019 : limiter significativement l’impact de son activité sur l’environnement avec le recyclage en masse du CO2 issu des fermentations alcooliques et confirmer son passage au 100% Bio.
Lancement « grandeur nature » du recyclage du CO2

8 - KHCO3-68
©Saison d’or

Expérimenté en 2018, le procédé de valorisation du CO2 issu des fermentations alcooliques consiste à faire réagir du CO2 avec du carbonate de sodium ou potassium pour produire du bicarbonate. Pour les vendanges 2019, la captation du dioxyde de carbone et sa transformation devrait produire jusqu’à 15 tonnes de bicarbonate de sodium et de potassium.
Mis au point par la société Alcion environnement, le recyclage du CO2 a fait ses preuves et apparait comme une solution à privilégier pour réduire encore l’empreinte carbone du domaine. L’installation consiste en un réseau de colonnes de captation à la sortie des cuves et de traitement des gaz émis lors des fermentations.
Valorisé en interne, le bicarbonate de sodium est ensuite utilisé au chai comme détergent. D’autres valorisations externes du bicarbonate de sodium sont étudiées, notamment pour alimenter le marché de production de la spiruline.

2019, premières vendanges 100% bio

Les nombreuses expérimentations menées par les équipes techniques depuis 2013 accompagnées des mesures prises pour préparer progressivement le terroir à sa conversion à une viticulture biologique en continuant de produire le meilleur, ont permis à Château Montrose d’atteindre son objectif 2019 : une vendange 100% Bio. Le développement de la biodiversité, la capitalisation sur ses écosystèmes, ses sols, sont autant de mesures « vertes » qui ont accompagné cette transition.
Fidèles à Montrose depuis près d’un demi-siècle la troupe de 100 vendangeurs andalous, originaire du village de Pruna, débutera la première récolte Bio des 95 ha du domaine à partir du 23 septembre. Logés sur la propriété dans les bâtiments mis à leur disposition, ces coupeurs professionnels spécialisés dans la cueillette des fruits constituent une main d’oeuvre d’une grande précision très précieuse pour le domaine et la qualité de ses vins.Ch‰teau Montrose, 7 octobre 2010

2019 une rentrée bio-dynamique pour Château Doyac

DOYAC361

Première année certifiée en biodynamie pour Château Doyac et naissance du vin blanc du domaine, « Le Pélican Blanc »

Château Doyac, Cru Bourgeois du Haut-Médoc, en conversion bio puis biodynamie depuis 2016 vient de recevoir la certification DEMETER. Une certification de l’agriculture biodynamique reconnue internationalement qui permet l’élaboration de vins de qualité avec le moins d’intrants possibles. Une satisfaction pour les propriétaires, la famille de Pourtalès qui a fait ce choix comme une évidence basée sur une réflexion profonde autour de l’équilibre entre l’écosystème de la vigne (faune et flore inclues) et l’homme. Le cahier des charges, très exigeant, prend en compte les cycles naturels notamment le cycle lunaire, le recours à la pulvérisation de tisanes élaborées à base de minéraux et de plantes (ortie, prêle, valériane, souci, pissenlit,…) afin de dynamiser la vie du sol et redonner l’énergie nécessaire à la plante pour développer ses défenses naturelles.
Le millésime 2019 de Château Doyac sera donc le premier millésime à porter la mention « biodynamie » et le Château Doyac le premier Cru Bourgeois du Médoc à rejoindre la liste des châteaux en biodynamie.
« Le Pélican Blanc » 2019 : premier millésime blanc de Château Doyac

Autre nouveauté pour Château Doyac avec la première production du vin blanc du domaine. Une parcelle de 1,5 ha, située sur le plateau calcaire de Saint-Seurin de Cadourne, a été sélectionnée parmi les 27 ha de la propriété pour ses qualités de sols propices à la meilleure expression du sauvignon blanc. Max de Pourtalès souhaite élaborer un grand vin blanc du médoc. La récolte des raisins de ce premier millésime a été effectuée manuellement par une troupe d’une dizaine de vendangeurs le 5 septembre. Le pressurage se fait par grappes entières et le vin sera élevé en amphore (70%) et en barriques neuves (30%).
Ce 100% sauvignon blanc portera le nom : « Le Pélican Blanc», en référence aux armoiries historiques de la famille de Pourtalès que l’on peut voir sur l’étiquette du vin rouge de Château Doyac mais aussi en clin d’œil pour perpétuer la tradition médocaine et plus particulièrement listracaise qui donne des noms d’oiseaux aux vins blancs du Médoc (Le Merle Blanc de Château Clarke, le Cygne de Château Fonréaud, La Mouette de Lestage).

Le début des vendanges rouges est programmé pour le 25 septembre.

Cette année les baies de taille assez petite sont très concentrées et offrent un beau potentiel. C’est une année prometteuse. « Le vignoble se porte bien ! Grâce aux apports en biodynamie notamment aux pulvérisations de tisanes, à l’intensification des échanges entre le plant de vigne et l’environnement, la vigne s’est bien défendue des attaques et de la pression phytosanitaire » confie Max de Pourtalès.
Même si il est encore trop tôt pour avoir une idée précise du 2019, la dégustation des raisins appuyée par les analyses laisse présager un très bon millésime.
A suivre…

Diner des châteaux de Saint-Estèphe, samedi 7 septembre, inscrivez-vous!

 

 

Le soir du marathon, le Syndicat Viticole de Saint-Estèphe organise une soirée conviviale « le diner des châteaux de Saint-Estèphe », devenue au fils des années un rendez-vous incontournable pour les amateurs de vins, participants ou non à la course.

Esprit de fête et de partage à Saint-Estèphe

Depuis sa naissance il y a 35 ans, le marathon du Médoc relève le pari fou d’associer le vin, le sport, la fête et la santé!. Chaque année, près de 8000 participants, de toute nationalité, viennent goûter aux joies de l’effort, mais aussi aux plus belles spécialités du Médoc. Après l’effort, le réconfort se traduit par un programme varié. L’appellation Saint-Estèphe joue le registre des accords mets&vins sur fond de musique et d’ambiance festive.

Une rencontre avec les viticulteurs de l’appellation

Amateurs, marathoniens ou oenophiles sont attendus à partir de 19h00 et accueillis par les viticulteurs de l’appellation par une dégustation suivie d’un dîner convivial et animé. C’est dans une ambiance festive, rythmée par la musique, les nombreux lots de bouteilles à gagner et les échanges entre les tables que les convives découvriront et apprécieront les grands vins de Saint-Estèphe accompagnés d’un menu gastronomique.

Renseignements et réservation
INSCRIVEZ-VOUS !
Maison du Vin de Saint-Estèphe
Par téléphone : +33 5 56 59 30 59
Par mail : mv-se@wanadoo.fr

Tarif : 45€TTC par personne Grands Vins de Saint-Estèphe compris.

Programme :
Samedi 7 septembre à l’Espace Guyonnaud à Saint-Estèphe
A partir de 19h00 : dégustation et rencontre avec les viticulteurs
20h30 : diner animé et dansant-Nombreux lots de bouteilles à gagner
Animation musicale : « duo live sax » guitare, chant, karaoké

Primeurs 2018-Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc. Mardi 2 avril. Tonnellerie Nadalié à Ludon-Médoc

[dégustation réservée aux professionnels] Une centaine de châteaux des AOC Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc présente le millésime 2018 en dégustation continue de 9h à 18h à la tonnellerie Nadalié, mardi 2 avril. Et aussi Afterwork de 18h à 20h30 avec dégustation des livrables et bar des vins blancs du Médoc.

All day long tasting followed by an Afterwork from 6 to 8:30pm with tasting of different vintages, Bar of the Medoc white wines

Inscrivez-vous

PRIMEURS2018_AOC MEDOC-HAUT-MEDOC-LISTRAC_INVITATIONderV

Les Crus Artisans du Médoc à visage découvert

Les 36 Crus Artisans du Médoc se dévoilent au travers d’une série de portraits qui fera l’objet d’une exposition inaugurée au château des Graviers les 2 et 3 avril prochain à l’occasion de la semaine des primeurs. Avec dans leurs mains un outil de travail, un objet familier, en couple ou accompagnés de leur frère ou père ou encore de leur animal de compagnie, les Crus Artisans nous livrent un peu d’eux-mêmes, un petit bout de leur vie de vigneron, heureux et bien dans leurs bottes.

Les Crus Artisans font de la résistance. Mais qui sont-ils au juste ?

Le dernier classement récemment annoncé en mai 2018 compte 36 châteaux bénéficiant de la mention de « Crus Artisans du Médoc ». Avec l’arrivée de huit nouveaux dans le classement, les Crus Artisans sont confiants en l’avenir. A l’exception de Pauillac, toutes les appellations sont représentées et notamment les communales qui totalisent presque 1/3 de l’ensemble des Crus Artisans. L’appellation Margaux recense quatre réélus et l’appellation Saint-Estèphe accueille trois nouveaux Crus Artisans. Appréciés des consommateurs pour la qualité de leurs productions, ils font de la résistance à leur façon.

La face cachée des Crus Artisans.

Ils sont 36 et ont chacun une histoire à raconter ! Ces viticulteurs continuent à perpétuer une tradition qui trouve ses origines au 17ème et 18ème siècles avec l’apparition de la notion de « Crus ». A cette époque la création de vignobles, qui suscite un besoin important de main d’œuvre, voit le développement de métiers liés à la vigne et au vin comme charron, maréchal ferrant, sellier ou tonnelier. Beaucoup de ces artisans deviennent propriétaires de quelques vignes qu’ils cultivent eux-mêmes. Cependant, il faut attendre 1868 pour voir apparaître dans l’édition de « Bordeaux et ses vins », la dénomination de « Cru Artisan », qui reconnait la qualité et le savoir-faire ancestral des vins des artisans. Aujourd’hui être Cru Artisan c’est être viticulteur à part entière et consacrer l’essentiel de son temps à la vigne et au chai. Cette implication personnelle du Cru Artisan ainsi que la qualité irréprochable des vins font partis des conditions d’éligibilité. Devant l’objectif du photographe, les Crus Artisans nous révèlent un petit peu de leur personnalité.

Maxime Saint-Martin, Château Graves de Pez, Saint-Estèphe. Il n’a que 21 ans lorsqu’il décide en 2008, son BTS viti-oeno en poche, de racheter à son oncle les 3 hectares de vignes situées à Saint-Estèphe. En 2009, il est le plus jeune viticulteur de l’appellation et vinifie son premier millésime de château « Graves de Pez ». Il s’occupe également de l’autre propriété familiale, château Vieux  Gabarey, un Cru Artisan des premières heures, une propriété de 17 ha, construit à la force des poignets par ses parents.

Des-GraviersChristophe Landry, Château Des Graviers, Margaux. Château des Graviers, appartient à la quatrième génération. Le collier sur les épaules, un symbole pour Christophe Landry qui évoque là son attachement aux chevaux. Ce vignoble de 14 ha est conduit depuis plusieurs années en agriculture biologique.

 

 

Du-HâIsabelle et Cédric Moreau, Château du Hâ, Haut-Médoc. Ils portent une grande affection aux animaux qui font partie de leur quotidien. Cette propriété de 6 ha en vignes située à Saint-Sauveur possède un élevage de chevaux. Dans son vignoble Isabelle travaille en compagnie de ses poules qui la suivent toute la journée.

 

 

LinotYohan Juste, Château Linot, Saint-Estèphe. Un oiseau  dans un cadre résume bien le vin et la personnalité de son auteur. Yohan Juste a donné à sa propriété lilliputienne de 0,6ha le nom d’un oiseau « le linot » connu pour sa petite taille et son gazouillis musical et varié. Passionné par la menuiserie depuis son enfance, il a fait son apprentissage chez les Compagnons du Tour de France et a reçu en 2011 le titre de Meilleur Ouvrier de France.

 

De-LaugaCharles Brun, château Lauga en Haut-Médoc et La Fleur Lauga à Saint-Julien. Charles est issu d’une famille de viticulteurs depuis 7 générations. Il produit les vins de château Lauga en appellation Haut-Médoc et depuis 2014 ceux du château La Fleur Lauga, un Saint-Julien anciennement nommé château Capdet. Situé sur la commune de Beychevelle, les vignes sont plantées sur les graves, au milieu des parcelles de Grands Crus Classés de l’AOC Saint-Julien.

 

Le-BouscatRoger Parfait père & fils, château Le Bouscat, Haut-Médoc. Ce château situé sur un coteau graveleux orienté plein sud entre les routes de Saint-Julien-Beychevelle et de Pauillac incarne la transmission familiale réussie.  Père & fils continuent à travailler ensemble ce cru déjà classé « cru paysan et artisans » dans le Féret de 1850.

 

LISTE DES CRUS ARTISANS DU MEDOC, Classement 2018

Appellation Médoc

Château Andron,

Château Béjac Romelys,

Château Gadet Terrefort,

Château Garance Haut Grenat

Château Haut Blaignan

Château Haut Brisey

Château Haut Couloumey

Château Haut Gravat

Château La Tessonnière

Château Les Graves de Loirac

Château Vieux Gadet

 

Appellation Haut-Médoc :

Château de Coudot

Château Moutte Blanc

Château Pey Mallet

Château de Lauga

Château d’Osmond

Château du Hâ

Château Grand Brun

Domaine Grand Lafont

Château Lamongeau

Château Le Bouscat

Château Micalet

Château Tour Bel Air

Château Tour du Goua

Château Viallet Nouhant

Château Vieux Gabarey

 

Appellation Listrac :

Château Dacher de Delmonte

 

Appellation Margaux

Clos de Bigos

Château des Graviers

Château Les Barraillots

Château Moutte Blanc

 

Appellation Moulis

Château Lagorce Bernadas

 

Appellation Saint-Estèphe

Château Marceline

Château Linot

Château Graves de Pez

 

Appellation Saint-Julien

Château Fleur Lauga

 

Syndicat des Crus Artisans du Médoc

crusartisans@gmail.com

 

Château Doyac présente ses millésimes 2015 et 2016 au Grand Tasting Pro Paris lundi 25 mars

 

Château Doyac présente ses millésimes 2015 et 2016 au Grand Tasting Pro Paris lundi 25 mars, stand N°85.

Château Doyac, un vin talentueux

Château Doyac, cru bourgeois de 27 ha en AOC Haut-Médoc, en troisième année de conversion en biodynamie participe au prochain salon le Grand Tasting Pro (ex WineLab) qui se tient à Paris au Pavillon Wagram lundi 25 mars prochain.

Ce salon organisé par Bettane+Desseauve a la particularité de présenter des producteurs de talent aux professionnels du vin. Un évènement parisien d’une journée qui permet aux professionnels de rencontrer et échanger avec les producteurs.  Max et Astrid de Pourtalès présenteront leurs millésimes 2015 et 2016.

Millésime 2016,  premier millésime en conversion bio

Reconnu par l’ensemble de la presse vin (Coup de cœur par Jacques Dupont dans le journal le Point , 90 Bettane & Desseauve, 92 Yves Beck , 91 James Suckling pour ne citer que quelques références), le 2016 de château Doyac est le premier millésime en conversion bio.

Millésime 2015,  également reconnu à l’unanimité par les professionnels présente une robe grenat profonde. Un nez de fruits noirs et rouges où se mêlent des arômes épicés et des notes de cacao. Une bouche élégante et une longue finale.

Du bio à la biodynamie, Château Doyac poursuit sa route verte. Le vignoble est actuellement en conversion en biodynamie avec une certification Demeter prévue cette année. Les propriétaires sont satisfaits des résultats dont bénéficie le vignoble et ce, malgré des conditions climatiques difficiles de l’an passé. Cet engagement  pour la biodynamie le classe parmi les rares crus de sa catégorie à avoir fait le choix d’une viticulture qui tient compte de l’harmonie entre terre, plante et l’environnement.

Stand N°85 (sur la Mezzanine) 25 mars 2019 de 11h à 18h. Pavillon Wagram, Paris

#chateauDoyac #winelover #vinsmedoc #wine

Les Crus Artisans du Médoc présenteront le millésime 2016 et autres livrables lundi 4 mars 2019 à Cap Sciences. Dégustation réservée aux professionnels.

Comme l’an passé, les Crus Artisans invitent la presse et les professionnels du vin (courtiers, négociants, cavistes, sommeliers, restaurateurs) à déguster ou re-déguster leur dernier livrable, le millésime 2016 ainsi que d’autres livrables. La dégustation aura lieu à Cap Sciences, lundi 4 mars 2019 de 11h30 à 14h.

Inscription dégustation des Crus Artisans du Médoc 

Logo crus artisans

PRIMEURS 2018- 100 vins des AOC Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc réunis mardi 2 avril 2019 à la tonnellerie Nadalié. Dégustation réservée aux professionnels.

100 vins issus des AOC Médoc, Haut-Médoc et Listrac-Médoc regroupant des Crus Classés, Crus Bourgeois, Crus Artisans et vins « Hors Classement » seront réunis mardi 2 avril à la tonnellerie Nadalié à Ludon-Médoc pour présenter aux professionnels leur millésime 2018. Cette journée de dégustation en continu (9h-18h), se prolongera par un Afterwork (18h à 20h30) avec une dégustation de millésimes livrables et un Bar des Vins Blancs du Médoc.  PRIMEURS2018_AOC MEDOC-HAUT-MEDOC-LISTRAC_SaveTheDate Vwebjpg

Retrouvez les vins de Saint-Estèphe au Grand Tasting Paris vendredi 30/11 et samedi 1er décembre

le-grand-tasting_800x0Les vins de Saint-Estèphe vous donnent rendez-vous au salon Bettane&Desseauve « Le Grand Tasting » à Paris au Carrousel du Louvre, les vendredi 30 novembre et samedi 1 décembre 2018.

Pavillon « Saint-Estèphe » au N° 15 regroupe 6 châteaux :

¨ Château Cos Labory, grand cru classé

¨ Château De Côme, cru bourgeois

¨ Château La Haye

¨ Château Ségur de Cabanac

¨ Château Tour des Termes, cru bourgeois

¨ Château Tronquoy Lalande

Et aussi :

¨ Château Lafon-Rochet, grand cru classé, stand 54

¨ Château Le Boscq (Dourthe) stand 228

¨ Château Ormes de Pez (Domaines Jean-Michel Cazes) stand 49-50

¨ Château Phélan-Ségur, stand 126

 

Vendanges 2018 Château Doyac

 

Le point sur le vignoble en biodynamie du Château Doyac à la veille de la récolte 2018

DOYACMaxdePourtalesVigneMoto Le Château Doyac, cru bourgeois à Saint-Seurin de Cadourne continue sa route du bio à la biodynamie (2ème année de conversion en biodynamie)et se dit satisfait des résultats dont bénéficie le vignoble en deuxième année de conversion et ce, malgré des conditions climatiques du début de l’été plutôt difficiles. Cet engagement  pour la biodynamie le classe parmi les rares crus de sa catégorie à avoir fait le choix d’une viticulture qui tient compte de l’harmonie entre terre, plante et l’environnement.

Le vignoble résiste aux attaques de mildiou

 Les pluies régulières du mois de janvier ont permis de reconstituer les nappes phréatiques. Puis le froid qui a sévi en février a donné du repos à la plante. La vigne a poussé normalement grâce aux températures clémentes du printemps entraînant une belle sortie d’inflorescence sur l’ensemble des parcelles. Mais les fréquentes pluies du printemps et du début de l’été associées à des températures élevées par rapport aux normales saisonnières, ont provoqué une forte pression de la vigne avec le risque de développement du mildiou. N’utilisant que des produits de contact (principalement le cuivre et le souffre), les vignobles en bio et biodynamie peuvent être particulièrement sensibles au développement de ce champignon.  Au Château Doyac, Max de Pourtalès, son épouse Astrid et leur fille Clémence ont du redoubler de vigilance. Plusieurs passages dans les vignes avant chaque épisode pluvieux, un effeuillage rigoureux devant les grappes de raisins pour faciliter le séchage, les travaux sur les sols, ont permis de stabiliser la situation. Pour la famille de Pourtalès, les effets bénéfiques de la conversion en biodynamie ont été démontrés, le vignoble s’adapte progressivement, il retrouve son équilibre, s’auto-immunise et développe ses propres défenses. L’arrivée de la canicule a mis un terme à la crainte du mildiou.

Plus d’investissement en temps et en énergie mais plus de satisfaction

 Si cette année, en raison des conditions du printemps et de  la forte pression du midiou, l’utilisation du souffre et du cuivre a été légèrement supérieure à l’an passé, elle est restée dans les normes Demeter autorisées (4kg/ha). Les nombreux passages de 501 (silice de corne), complétés par la pulvérisation de tisanes ont  été efficaces pour la protection du vignoble.

Une très belle véraison et des vendanges prometteuses

 Le très bel été ensoleillé et chaud a permis une excellente véraison. En parcourant son vignoble, Max de Pourtalès constate avec plaisir que la qualité est bien au rendez-vous. Bien que les rendements s’annoncent un peu plus faibles (10% en moins), la famille de Pourtalès est convaincue d’avoir fait le bon choix et est  optimiste pour ces premières vendanges certifiées bio (certification en biodynamie Demeter prévue pour 2019). Les peaux sont épaisses, les dégustations des raisins sont prometteuses. La récolte devrait débuter le 24 septembre pour attendre une parfaite maturation phénolique.

A suivre …

 

 

 

 

Novateur en Médoc: l’agroforesterie au service du vignoble au château Anthonic Moulis-en-Médoc

Novateur en Médoc : l’agroforesterie au service du vignoble au château Anthonic

En conversion bio depuis 2016, le château Anthonic à Moulis en Médoc met parallèlement en place des infrastructures agro-écologiques inspirées de l’agroforesterie.

Planter des arbres dans le vignoble, « la viticulture dans les règles de l’arbre »[i]

Depuis leur arrivée en 1993 à la tête du château Anthonic, Jean-Baptiste Cordonnier et son épouse Nathalie, en amoureux de la nature, construisent pas à pas une dynamique (détails ci-dessous) en faveur du respect de l’environnement et de la biodiversité dans leurs vignes. Après le passage du vignoble en conduite biologique en 2016, ils poursuivent leur démarche environnementale en choisissant l’agroforesterie qui leur apparaît comme une solution d’avenir, une piste sérieuse face aux problèmes de changement climatique et de maladies de la vigne.

« L’agroforesterie désigne les pratiques, nouvelles ou historiques, associant arbres, cultures et/ou animaux sur une même parcelle agricole »[ii]. Concrètement, il s’agit ici d’appliquer ces pratiques à la viticulture. Planter des arbres au milieu des vignes ne présente pas uniquement de l’intérêt pour l’agrément du paysage, la hausse de la qualité de l’air et la biodiversité. Ces plantations ont un impact sur l’environnement à plusieurs égards :

Pour le sol, l’arbre est fertile et nourricier. La décomposition de ses feuilles et de ses racines fines apporte de la fertilité au sol qui devient plus aéré et structuré, tandis que ces apports de carbone et d’azote stimulent la vie microbienne.

Face au climat, l’arbre agit en régulateur. Il atténue pour les vignes qui l’entourent les excès climatiques dus aux vents, à l’insolation, aux précipitations, aux gelées ou à la grêle. Il prévient également l’assèchement, le ruissellement ou l’érosion des sols tout en servant d’abri aux animaux et aux autres plantes.

L’arbre agit favorablement sur la biodiversité : la taille en trogne, nécessaire pour que les arbres n’envahissent pas trop la vigne, est une véritable auberge écologique pour les insectes, oiseaux et petits mammifères.

L’arbre contribue indirectement à la lutte contre certaines maladies de la vigne. En effet, en offrant aux chauves-souris des repères, il leur permet d’agrandir leur champ d’action. Or la chauve-souris se nourrit notamment des papillons (tordeuse de la grappe) ravageurs des vignes, ce qui en fait une « alliée anti-pesticide »[iii].

La mise en place des principes de l’agroforesterie au château Anthonic que montre en aperçu le schéma ci-dessous est le résultat d’une étude précise qui, tenant compte de l’historique de chaque parcelle, a préconisé tantôt la plantation de haies, tantôt la plantation d’arbres alignés ou en îlots, parfois encore la protection d’un espace pour favoriser la régénérescence de nouveaux chênes par exemple, ou la protection des fossés et enfin, à certains endroits, la création de mares pour favoriser la biodiversité en accueillant de nouvelles espèces végétales et animales.


[i] Expression qui paraphrase celle qu’utilise l’Association française d’agroforesterie dans son site (www.agroforesterie.fr) , où il est question de « l’agriculture dans les règles de l’arbre ».
[ii] Cf. www.agroforesterie.fr le site de l’Association française d’agroforesterie.
[iii] Voir sur ce sujet l’article de Xavier Sota dans le Sud-Ouest du 17 avril 2018.

La démarche environnementale du château Anthonic étape par étape

  • Depuis 2011 la plantation de haies entre les parcelles du vignoble favorise la biodiversité, en créant des couloirs dans lesquels la faune peut circuler, permettant ainsi un passage ininterrompu entre les espaces boisés. Pas moins de dix-huit espèces (aubépine, noisetier commun, néflier, saule vannier, prunier myrobolan, pommier sauvage, charme commun, érable champêtre, chêne pédonculé, cognassier d’Angers, poirier sauvage, orme champêtre, chêne vert, filaire à feuille large, fusain d’Europe, troène des bois, prunellier) sont plantées autour du vignoble et en bordure des fossés pour contribuer à l’amélioration du paysage, créer une zone tampon et permettre la stabilisation des bords des fossés. L’objectif est de laisser grandir ces essences plantées environ tous les 10 à 20 mètres dans les haies pour former de « grands arbres ».
  • En 2014, obtention de la certification environnementale. Il s’agit d’une certification encadrée par l’Etat de niveau 2/3 pour identifier les exploitations engagées dans des démarches particulièrement respectueuses de l’environnement. Elle concerne la thématique biodiversité, stratégie phytosanitaire, gestion de la fertilisation et gestion de la ressource en eau.
  • Depuis 2016 le vignoble est en culture biologique avec une certification prévue pour 2019. Pour Nathalie et Jean-Baptiste Cordonnier, ce choix de culture est une question de bon sens, l’objectif étant de privilégier la vie des sols, la pérennité des espèces animales et végétales en utilisant des matières premières d’origine naturelle et favoriser ainsi l’écosystème naturel. Des plantes telles que l’ortie, la prèle, la consoude sous forme de purin, tisane et décoction seront utilisées prochainement pour les traitements.
  • Depuis 2017 mise en place de la confusion sexuelle. Cette technique qui permet de limiter les accouplements des papillons et par conséquent les œufs et les dégâts occasionnés par les chenilles a fait les preuves de son efficacité et s’inscrit dans une démarche de respect de l’environnement.
  • Depuis 2017 semis de mélanges d’engrais vert pour améliorer la portance des sols face au passage des tracteurs et assurer le maintien de leur porosité et de leur structure. Les racines des plantes hébergent, nourrissent et fournissent quantité de micro-organismes et de minéraux. Les plantes ombragent le sol, le protègent des UV et de la pluie, limitent les excès de températures. En mourant elles restituent carbone et azote..
  • Premières plantations en agroforesterie à l’automne 2018 avec des espèces sélectionnées comme l’érable champêtre, le charme commun, l’orme champêtre, le frêne, le cormier, l’alisier torminal, le chêne vert, le chêne liège ou le poirier sauvage.

Mise en place de l'agroforesterie dans les parcelles autour du château Anthonic

Légende : en vert, les haies ; en jaune, les parcelles en cours d’aménagement agro-forestier ; en orange, les zones spécifiques réservées aux arbres.

L’exemple de la parcelle « Entrée Château ». 12 rangs de vigne seront plantés en 2018 avec, au milieu, un rang de fruitiers en espalier et quelques essences forestières (alisier, frêne, érable). Objectif principal : favoriser les mycorhizes et la pollinisation.

Château Anthonic  33480 MOULIS EN MEDOC
contact@chateauanthonic.comTél. +33 5 56 58 34 60www.chateauanthonic.com

www.facebook.com/chateauanthonic/

twitter.com/chateauanthonic

www.instagram.com/chateau_anthonic/

 

 

 

TRESOR’Ô CROCK la chasse au trésor du château Le Crock-Saint-Estèphe.

TRESOR’Ô CROCK, la chasse au trésor du château Le Crock pour petits et grands durant toute la saison estivale afin de découvrir la propriété de façon ludique en famille. « Partez à la recherche du secret des vins volé par le fantôme du Château. »

Mise en place en 2017, « TRESOR’Ô CROCK » est une chasse au trésor innovante tant par sa forme ludique et accessible à tous que par son fond pédagogique et culturel. Cette activité vient compléter et élargir l’offre  du Château Le Crock (« DEGUST’Ô CROCK », « APER’Ô CROCK »)  en s’inscrivant tout naturellement dans une gamme de produits  œnotouristiques où la  découverte en famille est l’intérêt premier, où les enfants eux aussi sont acteurs. Par le jeu petits et grands sont invités à comprendre l’activité vitivinicole du lieu. Munis d’une feuille de route et d’un plan de la propriété, en individuel ou par petit groupe, ils partent à la recherche du secret d’élaboration des vins dérobé par le fantôme farceur du premier propriétaire du Château. D’énigmes en étapes, sens de l’observation et curiosité sont sollicités au travers d’un parcours dans le parc, mais aussi à l’intérieur des bâtiments. Avec son histoire, son  architecture, son parc boisé de 6 hectares et son vignoble ceinturant l’ensemble, le Château Le Crock possède tous les atouts pour une chasse au trésor grandeur nature qui raconte et partage un patrimoine, un savoir-faire.

Transmettre par le jeu. La dimension culturelle de la vigne et du vin s’invite tout au long du jeu. Les 6 énigmes évoquent tour à tour l’histoire du domaine acquit en 1903 par la famille Cuvelier, l’anecdote des chênes du parc transformés en barriques après la tempête de 1999, la typicité du    terroir graveleux au sous-sol argileux de Saint-Estèphe, la reconnaissance d’un cépage typique de l’appellation, la fermentation alcoolique et l’élevage en barriques. Les joueurs apprennent aussi à se repérer dans la propriété tout en découvrant au passage l’écosystème local. Enfin, le dernier indice retrouvé dans une cheminée libère le secret du vin du Château Le Crock et clôture cette chasse au trésor.

Une offre accessible et adaptée. Sans rendez-vous préalable, les visiteurs sont renseignés à l’accueil par les guides bilingues ainsi que par un affichage spécifique. Proposée tous les jours en juillet et août (sauf fériés), et du lundi au samedi en juin et septembre, de 11h à 18h30 non-stop, cette chasse au trésor bilingue français-anglais touche un public de plus en plus nombreux. Sa formule souple permet d’apprendre en s’amusant tout en bénéficiant des mêmes informations qu’une visite classique.

En présence d’un parent, le parcours est libre et dure approximativement 45 minutes. Il est gratuit pour les enfants, tarifé à 5€ pour les adultes. A l’issu du circuit, une dégustation est proposée aux adultes pendant que les enfants profitent des autres activités comme les ateliers créatifs, le  concours d’étiquettes, le jeu « loto des odeurs », l’espace pique-nique dans le parc, le jeu de croquet et prochainement l’évènement Escape Wine.

Une offre qui répond à une demande croissante « TRESOR’Ô CROCK »     se distingue par sa volonté de construire une culture commune de valorisation par l’œnotourisme du patrimoine vitivinicole local. En étroite collaboration avec les acteurs locaux (Maisons du vin, Offices de Tourisme …) elle répond aux attentes d’un public jusqu’alors bien souvent délaissé comme le sont les familles en vacances sur les plages océanes du Médoc. La lisibilité de l’offre, relayée dans la presse, les guides et les  réseaux sociaux, apporte une valeur ajoutée non seulement à la propriété, mais aussi à l’appellation Saint-Estèphe et à la région.

TRESOR’Ô CROCK de juin à septembre/Parcours libre, sans réservation/Tarif 5€/pers, gratuit pour les enfants/Durée : 45 min environ/Horaires : 11h30-18h30/Juin & Sept : du lundi au samedi/Juillet & Août : tous les jours/Groupe maximum 25 personnes/Langues : Français & Anglais (espagnol & allemand sur réservation)/Boutique ouverte à l’année

Contact : château Le Crock, 1 rue Paul Amilhat, 33180 Saint-Estèphe-Tél: 05 56 59 73 05. Mail: visitecrock@orange.fr

Prochainement « ESCAPE Ô CROCK » : L’ESPACE GAME AU CHATEAU. Encouragée par le succès des activités mises en place, l’équipe du Château Le Crock poursuit sa lancée dans l’oenotourisme et proposera prochainement « Escape Ô Crock », un événement oenoludique en partenariat avec OEnanim. Au programme : jeu Escape Wine, dégustation de « vins au verre » (dont millésimes habituellement non présentés durant la saison), produits locaux (salés et sucrés).

Le créneau horaire sera 8h-21h. L’animation est tarifée à 30€ pour deux personnes, 5€ par enfant. La première édition aura lieu le mercredi 20 juin, d’autres dates suivront. A tester cet été donc…

 

La vigne n’attend pas ! A Château Doyac, les travaux du vignoble en biodynamie à l’heure du confinement…

A l’heure du confinement où le temps semble suspendu, la vigne sortie de son sommeil hivernal pousse à grande vitesse et nous rappelle que la nature n’attend pas et ne peut être confinée. Au Château Doyac, Cru Bourgeois Supérieur du Haut-Médoc, les travaux en biodynamie se poursuivent dans le respect des mesures de sécurité sanitaire de chacun tandis que la conjoncture économique pourtant défavorable laisse entrevoir quelques espoirs.

Quand la vigne commence son cycle végétatif annuel…

Le confinement de la population déclaré le 16 mars en raison de la pandémie du coronavirus, est arrivé au moment où la vigne démarrait son cycle végétatif annuel. Après la taille effectuée pendant son sommeil hivernal, la vigne avec l’arrivée du printemps pointe le bout de ses bourgeons, qui se transformeront rapidement avec l’apparition des premières feuilles. Avec les beaux jours de mars, la vigne a pris de l’avance et nécessite des soins pour préparer la prochaine récolte. La situation sanitaire sans précédent du coronavirus n’empêche pas la nature de reprendre ses droits et la vigne de continuer à pousser. A Château Doyac, on s’est adapté à cette situation exceptionnelle en organisant le travail quotidiennement dans le respect des règles sanitaires dont la mise en place est facilitée par la structure moyenne de 30 hectares de cette propriété familiale située à Saint-Seurin de Cadourne.

« La vie de château » à l’heure du confinement

Depuis le rachat de la propriété en 1998, Max de Pourtalès travaille son vignoble en famille avec Astrid son épouse très impliquée dans les travaux en biodynamie et leur fille Clémence, œnologue, qui a rejoint la propriété en 2016. Premier Cru Bourgeois certifié en biodynamie, la famille de Pourtalès est habituée à s’investir personnellement dans les travaux du domaine. Le confinement n’a pas eu de répercussion sur leur travail qui nécessite une grande présence dans le vignoble. Quant aux trois vignerons-chauffeurs, leur travail se fait séparément, chacun dans sa parcelle. En mars, profitant des superbes journées ensoleillées, toute l’équipe s’est attelée au travail du sol, c’est-à-dire au buttage. Astrid a commencé à désherber à la binette les plus jeunes plantes, trop fragiles pour les outils de travail du sol. Max a préparé une nouvelle parcelle récemment acquise à son voisin pour y planter du Cabernet Franc qui viendra dans quelques années compléter l’assemblage du vin de Château Doyac. Les longues journées de sécaillage (ou carassonnage) ont permis de remettre la vigne en état avant sa pousse et avant les prochains travaux de pliage.

Les nombreux travaux du printemps en biodynamie

Clémence a passé la fameuse CMBT (Compost de Bouse Maria Thun) sur le sol des vignes. Un compost préparé dans le jardin de la propriété et élaboré avec l’aide du consultant en biodynamie Nicolas Jamin. Enterré dans une barrique pendant l’hiver, cet excellent compost devenu souple a été pulvérisé sur tout le vignoble. Le CMBT est recommandé en biodynamie car il développe l’humus dans le sol et favorise l’enracinement de la plante.

De plus Clémence pulvérisera dans les vignes une décoction de prêle 2 ou 3 jours avant la pleine lune de Pâques qui a lieu cette année le 8 Avril. La prêle est l’anticryptogamique de base en biodynamie car elle repousse le mildiou. Elle contient de la silice et provoque donc un durcissement des tissus.

La famille de Pourtalès attend que le froid soit passé et que les sols soient humides pour passer la 500P dans les vignes sur le sol, un compost qui favorise la vie microbienne du sol, sa structure et sa gestion de l’eau. Il comprend les préparations biodynamiques (Achillée, Camomille, Ortie, Ecorce de chêne, Pissenlit, Valériane).

Et le marché dans tout ça : craintes et espoirs

Aux craintes de gel menaçant jusqu’à la fin avril, s’ajoute la frustration de ne pas avoir pu faire déguster l’excellent millésime 2019 aux professionnels durant les primeurs annulés pour cause de coronavirus et reportés à une date inconnue. Ces craintes ajoutées à la tourmente économique déclenchée par les taxes américaines, ne sont pas des signes encourageants pour la filière viticole. Mais malgré ce contexte difficile, Château Doyac entrevoit un peu d’espoir avec notamment la vente récente de 22 000 bouteilles aux Etats-Unis. En attendant de sortir au plus vite de cette crise, la solidarité joue entre vignerons et négociants.

 

« The Corsair », la nouvelle cuvée en réalité augmentée du Château Laffitte Carcasset, raconte l’histoire du célèbre corsaire Jean Laffite

TheCorsair_Etiquette_HD Château Laffitte Carcasset, cru bourgeois à Saint-Estèphe lance « The Corsair », une cuvée destinée au marché export qui fait référence à Jean Laffitte, célèbre corsaire originaire du médoc, considéré comme un héros de guerre aux Etats-Unis. C’est aussi un clin d’œil qui rend hommage à son homonyme et peut-être cousin, Jean Laffitte qui fonda le domaine viticole de Laffitte Carcasset au 18ème siècle. Le lancement de cette cuvée s’accompagne d’une étiquette innovante et pionnière puisqu’il s’agit de la première étiquette en réalité augmentée à Bordeaux. Grâce à l’application gratuite SnapPress, l’étiquette prend vie et nous raconte l’histoire énigmatique et passionnante du corsaire Jean Laffitte. Cette innovation traduit l’esprit de dynamisme de Château Laffitte Carcasset qui depuis son rachat récent par Pierre Rousseau, homme d’affaire français passionné de grands vins, entreprend un programme de rénovation et restructuration des bâtiments et du vignoble afin d’emmener la propriété à son plus haut niveau.

La genèse du projet, « Jean Laffitte » une convergence historique

D’un côté il y a Jean Laffite dernier pirate des Caraïbes né d’après son biographe William C. Davis en 1780 près de Pauillac. Un personnage dont l’histoire s’entoure de mystères. Au 18ème siècle, Pauillac est l’avant-port de Bordeaux où de nombreux girondins partent à l’aventure faire fortune dans le nouveau monde. Jean Laffite en fait partie. Il quitte la France pour rejoindre les Caraïbes. Corsaire bien connu aux Etats-Unis, Jean « Laffite » ou « Laffitte » selon les documents, croise à Saint-Domingue avant de fonder un repaire de  pirates situé dans les bayous de la Nouvelle-Orléans. Il devient le héros de la Louisiane en aidant les américains à repousser l’envahisseur anglais lors de la bataille de 1815. Aujourd’hui encore, l’histoire de ce dernier pirate des Caraïbes très connu outre atlantique, continue de fasciner.

A la même époque, un autre Jean Laffitte achète en 1781 le vignoble existant au lieu-dit « Carcasset » situé au cœur de Saint-Estèphe et donne son nom à la propriété qu’il transmet à ses enfants. Mais l’histoire se perd après la révolution française. La famille conserve cependant des intérêts au Cap Français à Saint-Domingue.  De ces convergences historiques est née l’idée de la cuvée « The Corsair ».

Une étiquette pionnière en réalité augmentée lisible avec l’application SnapPress

SnapPressComme tout bon corsaire, la cuvée « The Corsair » devait sortir des sentiers battus et explorer de nouveaux territoires. Cette première étiquette en réalité augmentée à Bordeaux, constitue un outil de communication innovant permettant de lire son contenu sur l’écran du portable ou d’une tablette via l’application gratuite SnapPress. En scannant l’étiquette sur laquelle figure la reprise du portrait du corsaire Jean Laffitte et la signature du propriétaire de Château Laffitte Carcasset, une animation vidéo se déclenche et met en scène l’histoire de Jean Laffite. Château Laffitte Carcasset a travaillé avec l’agence POSQA, une start-up spécialisée dans l’accompagnement et la mise en place de projets en réalité augmentée. Cette agence est en étroite collaboration avec SnapPress, le n°1 en France et en Europe sur le marché de la Réalité Augmentée sur supports print.

« The Corsair » à la conquête de l’export

 Malgré un contexte politico-économique peu favorable, la cuvée « The Corsair » conçue comme une marque, s’adresse en première cible au marché export. Les objectifs sont d’attirer des consommateurs jeunes et connectés en proposant un produit de qualité issu de parcelles sélectionnées de Château Laffitte Carcasset. Capitalisant sur le millésime 2016 qui sera le millésime de lancement et son assemblage (60% de Cabernet Sauvignon), « The Corsair » se donne toutes les chances de réussir son abordage sur les marchés exports.

 

 

 

 

Basile Tesseron, nouveau Président du Syndicat Viticole de Saint-Estèphe

Basile TesseronWebA l’issu du son Conseil d’Administration qui s’est réuni mardi 10 septembre, le Syndicat Viticole de Saint-Estèphe a élu son nouveau Président, Basile Tesseron, et nommé son Bureau composé de 7 membres.

Basile Tesseron, jeune Président du Syndicat Viticole de Saint-Estèphe, a déjà une solide expérience en tant que dirigeant de Château Lafon Rochet, Grand Cru Classé de Saint-Estèphe. Impliqué depuis plus de 10 ans dans l’exploitation familiale, il représente la nouvelle génération des viticulteurs de Saint-Estèphe avec le dynamisme qui la caractérise.

Bernard Audoy, Président sortant et membre du Bureau depuis plus de 20 ans qui a souhaité laisser sa place, a été remercié vivement pour sa contribution sans faille durant deux décennies, son investissement ainsi que ses qualités professionnelles et humaines qu’il a mis au service de l’appellation Saint-Estèphe. Il reste néanmoins membre du Conseil d’Administration.

Les vins de Saint-Estèphe vous donnent rendez-vous dans la pharmacie du village !

 

En attendant la fin des travaux de rénovation de son bâtiment historique situé place de l’église, la Maison du Vin de Saint-Estèphe a emménagé dans l’ancienne pharmacie du village. Un local provisoire où les visiteurs trouveront conseils, large choix des vins de l’

La pharmacie transformée provisoirement en Maison du Vin !
La maison du vin de Saint-Estèphe en quête d’un local provisoire a élu domicile dans la pharmacie du village récemment fermée. Un « espace de santé » providentiel pour le vin de l’appellation que l’on considère bien souvent comme un vin médecin grâce notamment à son grand potentiel tanique aux composés phénoliques anti-oxydants !
Cette occupation de la pharmacie à compter de juillet est prévue pour une durée d’un an, le temps nécessaire aux travaux de la Maison du Vin. Une inauguration sera planifiée pour la saison 2020 afin de faire découvrir aux professionnels du tourisme et du vin le nouvel écrin des vins de l’appellation.

Adresse actuelle et provisoire de la Maison du Vin de Saint-Estèphe dans l’ancienne pharmacie : 2 rue des écoles 33180 Saint-Estèphe.
Horaires du 1er juillet au 15 septembre: ouverture du lundi au samedi de 10h à 19h avec dégustation gratuite tous les jours.

Saison 2019, programme de visites et dégustations proposées par la Maison du vin
La Maison du Vin de Saint-Estèphe est prête pour la saison à accueillir les visiteurs, à les informer et les conseiller que ce soit dans leur demande de visites ou d’achat de vins. Des dégustations commentées et gratuites sont proposées quotidiennement. Les visiteurs ont la garantie d’acheter des vins au prix « châteaux ».

Syndicat Viticole de Saint-Estèphe : mv-se@wanadoo.fr – Tél.: +33 5 56 59 30 59