Saint-Estèphe 2020 : le Yin et le Yang

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2020, clôture la décennie avec panache ! Le millésime incarne ce que Bordeaux sait produire de mieux ; un grand millésime classique, complet, complexe, riche et onctueux. Il appartient aux beaux millésimes précoces. Surdoué, il l’est par ses prouesses à marier le feu et l’eau pour atteindre l’équilibre. Si la chaleur caractérise ce millésime tout au long de l’année et le fait figurer parmi les 5 millésimes les plus précoces des 20 dernières années, la pluviométrie contrastée qui nous a obligés à beaucoup de vigilance dans la vigne s’est révélée être sa meilleure ennemie. On retiendra également un contexte singulier, celui d’une crise sanitaire inédite, obligeant le monde de la viticulture à s’organiser pour continuer à mener à bien le travail dans les vignes, coûte que coûte. L’apparition du hashtag #lavignenattendpas résume à lui seul le dilemme posé aux viticulteurs. La nature ne se confine pas ! Le premier confinement annoncé le 16 mars perturbe la logistique habituelle mais très vite tout est mis en place pour avancer dans le respect des normes sanitaires. La crise laissera des traces dont on ne mesure pas encore tous les impacts sociaux et économiques. Si aujourd’hui les ventes ont repris, elles ne compensent pas les pertes à l’exportation et dans la restauration. La réussite du millésime 2020 nous offre l’espoir et la confiance et nous sommes heureux de pouvoir vous faire déguster prochainement ce très beau millésime.

Basile Tesseron, Président du Syndicat Viticole de Saint-Estèphe

Une douceur hivernale et une précocité du cycle végétatif

L’hiver est très doux. Si l’activité économique de la France tourne au ralenti, la nature de son côté va très vite. Les températures particulièrement chaudes de l’hiver favorisent un débourrement précoce, noté le 20 mars soit une quinzaine de jours d’avance par rapport à la normale. Nous gardons tous en mémoire les belles journées ensoleillées qui rythment alors la période du confinement dans laquelle la France entière est plongée.

Un printemps ensoleillé et humide, une floraison homogène

Les quelques cours épisodes de temps frais et humide en avril et mai n’ont pas eu de conséquence sur le cycle de développement. De ce fait la floraison affiche une belle homogénéité avec une avance de 3 semaines par rapport à la date normale avec une date aux alentours du 20 mai. La nouaison est rapide et régulière exempte de coulure et de millerandage mais les conditions de chaleur et humidité maintiennent une forte pression du mildiou.

Un été chaud et sec

L’été chaud est marqué par des périodes caniculaires du 20 juin au 10 août qui affichent des records de températures avec des journées à plus 40°C. Malgré cette chaleur excessive, la vigne ne subit pas de stress hydrique.

L’apparition des premières baies colorées débute à la mi-juillet en pleine période de sécheresse. Cette période de chaleur intense fait perdre à la vigne un peu de son avance pris pendant le débourrement. La chaleur estivale persiste tout le mois d’août avec des journées mais aussi des nuits chaudes. C’est durant cette période de faible amplitude thermique que la vigne consomme rapidement son acide malique et transforme progressivement ses sucres ainsi que la couleur (anthocyanes). Heureusement l’équilibre sucre/acidité se rétablit à la fin août avec le retour des nuits fraîches. L’accumulation des sucres est redistribuée dans la pulpe et les anthocyanes dans la pellicule.

Les premiers contrôle de maturité affichent des teneurs en sucre élevées et des acidités basses. Du fait de ces conditions chaudes et humides, on observe bien quelques traces de Botrytis à la mi-août mais fort heureusement la dégradation se stabilise et n’évolue pas.

L’épisode pluvieux avant le 15 août se révèle salvateur. A la veille de la récolte, les signaux sont tous au vert et laissent présager un beau potentiel œnologique. Les baies ont des peaux épaisses et croquantes et l’état sanitaire est parfait.

Des vendanges précoces et masquées !

Les premiers contrôles de maturité confirment le grand potentiel œnologique du 2020 avec une avance de 10-15 jours par rapport à 2019. Les conditions climatiques chaudes et sèches ont donné des petits raisins avec des pellicules épaisses et peu perméables.

Sur fond de crise sanitaire, les viticulteurs s’organisent et se préparent à des vendanges inédites ! Pour la première fois, ce n’est pas la qualité qui les inquiète, ils la savent excellente ! Leur préoccupation se porte sur l’organisation de ces vendanges à haut risque. Le personnel des châteaux mais aussi les nombreux saisonniers qui affluent chaque année dans l’appellation vont devoir travailler en respectant des précautions particulières, les distanciations physiques et autres contraintes.

La cueillette débute avec deux semaines d’avance en moyenne par rapport à une année dite « normale ».  Les vendanges démarrent après la mi-septembre avec des volumes faibles liés à la petite taille des baies. Plusieurs facteurs accélèrent la décision d’avancer les dates de vendanges : l’annonce d’une semaine pluvieuse, humide et fraîche fin septembre mais aussi les conditions de sécheresse qui font monter l’alcool et baisser l’acidité.

Malgré les petites tailles des baies dont le poids reste plus important que l’an passé, on constate une belle homogénéité entre les parcelles. La menace du Botrytis est toujours présente mais il est contenu et ne se développe pas en partie grâce à l’épaisseur des pellicules. 

Un équilibre parfait et des expressions aromatiques exceptionnellles

Cabernet Sauvignon, Merlot et Petit Verdot atteignent des expressions aromatiques exceptionnelles. Les jus très colorés présentent des densités profondes. Au fur et à mesure des extractions, les arômes se précisent mûrs et intenses, la qualité des tanins est très prometteuse. Aux premières dégustations, 2020 présente un profil assez classique caractérisé par une fraîcheur et un bel équilibre. Il rentre dans la catégorie des grands millésimes solaires, épicés, onctueux.

Paroles de viticulteurs

Vincent Millet, Gérant du Château Calon Ségur, 3ème Grand Cru Classé.

Le millésime 2020 a été marqué par un hiver très humide et très doux favorisant un réveil précoce de la vigne. La floraison s’est déroulée sous les meilleurs auspices. De la floraison jusqu’aux premiers jours des vendanges, le vignoble a connu cinq vagues de chaleur et aucune pluie n’a été enregistrée de mi-juin à la première décade d’août. Pour autant, la vigne n’a jamais montré des signes de stress sévère (ni défoliation, ni blocage) en raison certainement des réserves d’eau d’hiver et de printemps. Là encore, l’argile présente en grande majorité dans nos sols a joué un rôle essentiel dans l’alimentation de la plante. Les merlots et cabernets ont été ramassés avec 10 jours d’avance par rapport aux derniers millésimes. Les vins expriment des notes florales et épicées, présentent une bouche juteuse et ample. Les tanins sont suaves et enrobants et la finale est longue et aromatique avec une touche saline.

Vincent Bache-Gabrielsen, Directeur du Château Lilian Ladouys, Cru Bourgeois Exceptionnel.

Pour s’adapter à l’année la plus chaude enregistrée depuis 1900, nous avons pu compter sur la connaissance de nos terroirs et la résilience de notre vignoble, désormais en conversion officielle en agriculture biologique.  Grâce à des précipitations hivernales et printanières importantes, les sols ont pu constituer une réserve hydrique suffisamment importante et contrebalancer ainsi les effets de la sécheresse de l’été. Très tôt, il a fallu intervenir sur la vigne pour créer un microclimat favorable, grâce à un effeuillage précoce, et mieux résister à la pression du mildiou. En 2018, nous avons fait le choix de nous recentrer sur les plus beaux terroirs de Saint-Estèphe, essentiellement constitués de graves argileuses profondes (80% de notre vignoble). Ce choix s’est avéré pleinement payant cette année avec une floraison plus précoce d’une semaine pour ces sols de graves par rapport à nos parcelles situées sur des sols argilo-calcaires. Cette précocité et la chaleur estivale ont permis de débuter les vendanges avec quelques jours d’avance par rapport au millésime 2019 pour conserver un fruit « al dente ». Elles ont ainsi commencé le 15 septembre pour se terminer le 30 septembre 2020.  Après un travail intense de refroidissement des cuves pour permettre des vinifications sans excès, la douceur a été le mot d’ordre pour la vinification de ce millésime. Afin d’atteindre l’harmonie recherchée, que le potentiel tannique exceptionnel des raisins aurait pu perturber, notre équipe a réalisé un travail de précision, tout en équilibre. D’une très belle intensité, les merlots dominent l’assemblage, tout comme en 2019. Harmonie et émotions sont alors les maîtres mots du Château Lilian Ladouys 2020 ! 

Pascal Friquart, Directeur du Château Tour Saint-Fort, Cru Bourgeois.

Avec des températures moyennes supérieures de 2 à 3 °C, l’hiver 2019-2020 est le plus chaud depuis le début du XXe siècle. Le début de saison est marqué par une climatologie favorable à un débourrement précoce. Par ailleurs, les sols gorgés d’eau et les températures douces vont maintenir un climat favorable au mildiou, oïdium et escargots. La bonne gestion des plans phytosanitaires au printemps était cruciale et difficile à mettre en œuvre avec des sols détrempés, sous peine d’être impacté par des pertes de récolte dues au mildiou. Après une fin avril et un début mai très arrosés (plus de 120 mm sur 2 jours), le temps redevient beau et chaud. Dans le prolongement, la floraison se déroule parfaitement avec près d’un mois d’avance par rapport à 2019. À partir de la mi-juin, le temps devient sec et chaud sur une période s’étalant jusqu’au mois de septembre. Cela a entrainé un stress hydrique sur les parcelles les plus drainantes. L’épisode pluvieux de la mi-août permettra d’accélérer la véraison et d’éviter le flétrissement des baies. Notre terroir a eu vraiment son importance cette année. En effet, la qualité des sols a eu un rôle majeur dans ce millésime. Ils devaient être capable d’absorber une quantité d’eau importante au printemps, mais aussi être capable de la restituer durant cette période sèche et chaude qui s’est déroulée sur plus de 2 mois. L’avance prise au printemps, nous allons la retrouver avec des vendanges précoces qui ont débuté le 21 septembre pour se terminer le 30 septembre. Les merlots seront ramassés les premiers avec de jolis équilibres. Les cabernets seront un peu contrariés dans leur fin de maturation par les pluies. Les premières dégustations sont encourageantes et nous permettent d’espérer un vin élégant, fruité avec une jolie trame tannique. 

Télécharger le Carnet de vendanges 2020 de Saint-Estèphe

Château Montrose anticipe les changements climatiques

Communiqué, mars 2021 – Environnement-Viticulture

Vue aérienne du Château Montrose et du Grand chai, au premier plan le carrelet et la Garonne. Crédit photo : Deepix

Dans le cadre de sa stratégie environnementale globale, Château Montrose met en place une étude agro-pédo-climatique de grande ampleur, jamais réalisée à ce jour à l’échelle d’une propriété. Conduite en partenariat avec le climatologue Benjamin Bois et le géologue Pierre Becheler, cette étude dont l’objectif principal est de mieux comprendre le vignoble dans son ensemble afin de mieux le préparer aux changements climatiques, s’inscrit dans la continuité des études de terroir précédemment menées à Montrose.

Comprendre le fonctionnement du terroir face au réchauffement climatique

Si le terroir de Château Montrose situé en bordure de la Gironde figure parmi les plus privilégiés, les enjeux du réchauffement climatique se posent partout. Le célèbre Cru Classé de Saint-Estèphe, très investi en matière de développement durable depuis plus de 15 ans, lance une étude agro-pédo-climatique pour une meilleure compréhension du fonctionnement de la vigne en interaction avec son environnement pédologique et climatique.

Le top départ de cette étude a été donné en février dernier. Il s’agit d’un audit de grande ampleur réalisé pour la première fois à l’échelle d’une propriété. Pour mener à bien cette étude, l’équipe R&D conduite par Vincent Decup (Directeur Technique de Château Montrose) a fait appel à deux spécialistes, Benjamin Bois*, climatologue et Pierre Becheler*, géologue. Ce comité pluridisciplinaire va étudier la variabilité spatiale du climat à l’échelle de l’exploitation et la mise en relation avec le fonctionnement de son terroir. L’objectif : comprendre la réaction des terroirs face au changement climatique à l’horizon 2050.

De gauche à droite: Vincent Decup, Benjamin Bois et Pierre Becheler

A la croisée des données

Plusieurs étapes vont rythmer cet audit. 60 capteurs de mesure des températures et d’hygrométrie ont été installés à la vigne en mars dernier. Leur positionnement hors sol à hauteur de grappes a été décidé en fonction des zones topographiques et des caractéristiques de chaque parcelle (zones plus ou moins précoces, sensibles au mildiou, à la sécheresse…). Appuyée par les études des fosses pédologiques qui suivront, l’analyse des données agro-climatiques des capteurs s’effectuera en octobre. Ces données permettront d’établir une cartographie qui, superposée aux autres cartographies et études de résistivités des sols déjà réalisées, délivreront des informations sur le comportement du végétal face au réchauffement climatique. Le croisement de ces données agro-pédo-climatiques permettra d’anticiper les impacts futurs du changement climatique sur la vigne et d’en déduire un mode de conduite du vignoble sur mesure et parfaitement adapté au nouveau contexte.

Rendez-vous aux prochaines vendanges pour les premières analyses…

Capteurs de mesure des températures et d’hygrométrie

*Benjamin Bois est maître de conférences en viticulture et climatologie à L’Université de Bourgogne. Il est l’auteur d’une thèse publiée en 2007 « Cartographie agro climatique à méso-échelle – méthodologie et application à la variabilité spatiale du climat en Gironde viticole – conséquences pour le développement de la vigne et la maturation du raisin. » Il dirige actuellement une thèse sur l’« Analyse spatiale et temporelle des extrêmes climatiques en Bourgogne-Franche-Comté : impacts sur la viticulture. »

*Pierre Becheler est un géologue spécialisé dans les études de pédologie et études de sols viticoles, hydrologie, hydrogéologie et géomorphologie. Il est l’auteur de nombreuses études et cartographies de terroirs viticoles.

Si Arsac m’était chanté

Château d’Arsac annonce le lancement d’un spectacle musical en parlé-chanté : « Si Arsac m’était chanté »

A partir du 1er avril prochain, Château d’Arsac, Cru Bourgeois Exceptionnel de Margaux, proposera aux visiteurs une expérience artistique et sensorielle inédite en Médoc : un spectacle audiovisuel innovant entre scénographie et textes audio autour d’une visite de la propriété en parlé-chanté.

« Si Arsac m’était chanté », premier spectacle oeno-musical

Depuis 36 ans, le Château d’Arsac suit une route singulière, mariant « le Goût et le Beau » grâce à son vin désormais « Cru bourgeois Exceptionnel de Margaux » et à son Jardin de sculptures.

Entre rangs de vignes et sculptures monumentales, il semblait parfois ne manquer au château que la parole pour raconter son histoire vieille de plus d’un demi-millénaire, mais aussi la vie quotidienne, la fleur de mai, les matins de vendanges, le travail du chai dans les amples parfums de fin d’été.

C’est pourquoi Philippe Raoux, propriétaire du domaine, a décidé pour conjurer la période chaotique que nous traversons, d’habiller de musique, d’harmonie et d’un petit grain de folie cette histoire d’Arsac à travers un spectacle oenotouristique en parlé-chanté.

Onze « tableaux » musicaux, une installation multimédia immersive

Comme dans les films de Jacques Demy qui savaient si bien enchanter le quotidien, l’habiller de poésie, les onze « tableaux » musicaux originaux du spectacle rendent hommage aux minuscules moments, aux gestes, aux us et aux hommes qui produisent le vin.

Cette représentation conçue comme une œuvre contemporaine offrira aux visiteurs une immersion sensorielle. Dans les chais, lieux de scénographie, les voix et les images permettront aux visiteurs une interprétation émotionnelle.

Une œuvre contemporaine réalisée par des artistes locaux

Pour mettre en scène cette représentation, une équipe de professionnels expérimentés : deux auteurs (paroles et musique) François Gaulon et son épouse Muriel, un scénographe, Pierre Fossey, un réalisateur, Éric Bernard et le musicien bordelais Garlo.

Cette aventure musicale de 45 minutes s’achèvera avec une dégustation.

Parce que le vin est une fête, ce premier spectacle oeno-musical au monde entend renouer selon Philippe Raoux, chef d’orchestre du projet, avec les plaisirs des sens, mais aussi insuffler un peu de liberté, de légèreté et de poésie dans les vignes de Château d’Arsac.

INFORMATIONS PRATIQUES

« Si Arsac m’était chanté »,  Lancement le 1er avril 2021

Spectacle de 45 minutes (visite oeno-musicale, installation multimédia immersive) suivi d’une dégustation de vin (1h/1h15 au total).

Sessions : Les mercredi, vendredi et samedi à 14h30 incluant une dégustation du Château d’Arsac, appellation Margaux.

Réservation obligatoire.

Tarifs : Adulte 20€ ; enfant de 8 ans et plus 10€.

RESERVATIONS :

En ligne : www. chateau-arsac.com

Par mail : contact@chateau-arsac.com

Par téléphone : +33 05 56 58 83 90.

Part 2/8 – Histoire Saint-Estèphe. Terre d’échanges dès l’époque gallo-romaine / A land of exchange even in gallo-roman times

Les Gaulois du Médoc qu’on appelle les Médulli -une peuplade autochtone celte qui aurait donné son nom au Médoc, ‘terre du Milieu’ ‘milieu des eaux’- ont sans doute exploité la vigne après avoir fait connaissance avec le vin importé d’Italie par les Romains. Bien qu’avant le Moyen-âge on ne puisse pas véritablement parler de culture de la vigne dans le Médoc, on pense que les échanges commerciaux et culturels entre ces deux peuples ont contribué à l’apport des améliorations et des nouveautés dans la viticulture. Les Romains appréciaient le savoir faire des Gaulois notamment dans la métallurgie, le tissage de la laine et surtout les techniques du bois, comme la tonnellerie, une invention judicieuse dont nos grands vins ne pourraient se passer. Le peuple gaulois et notamment les Bituriges Vivisques, fondateurs de Burdigala (Bordeaux), acclimatèrent le cépage Biturica, ancêtre possible du cabernet. Les nombreux vestiges gallo-romains, découverts un peu partout dans l’appellation (Aillan, Cos, Meney, l’Hôpital de Mignot, Montrose ou au Bourg), recensent des vases, des tuiles, des pièces, des haches.

Extrait de la carte du cours de la Garonne 1759

Le port Saint-Estèphe serait-il une extension de Noviamagus, grand centre urbain gallo romain ?

Le fleuve a joué un rôle primordial dans l’histoire de Saint-Estèphe en permettant aux navires de toutes origines de venir s’approvisionner en produits locaux ou échanger des marchandises. Les nombreux cours d’eau, esteys et marais racontent aussi l’histoire de cette commune.

Des amarres de bateaux découverts au pied d’une vieille tour à Saint-Corbian plus précisément dans une parcelle de vignes du château Tour des Termes (qui signifie ‘Fin des Terres’) confirme l’existence d’une importante communication par la navigation dans les marais et larges esteys aujourd’hui asséchés. A proximité de la tour, il existe encore des marais qui ont été utilisés jusqu’au 18ème siècle et constituaient autrefois une vaste baie en communication avec la Gironde. L’actuel château Calon-Ségur se situe sur un site d’oppidum gaulois. Les bateaux venaient accoster jusqu’à ‘Calon’ dont la signification étymologique gauloise rappelle l’eau et la pierre. Dès l’époque gallo-romaine, pour faciliter les échanges commerciaux, des lieux de rendez-vous se créaient à des carrefours frontaliers accessibles par voie d’eau. C’était le cas du marais de Reysson qui réunissait plusieurs ports, ceux de Saint-Estèphe, Cadourne, Saint-Germain d’Esteuil et Vertheuil. Inventés par les Gaulois, repris par les Romains ces marchés-frontières au nombre d’une dizaine en Europe, situés en bordure de rivière sont souvent appelés ‘nouveau marché’ ou Noviamagus.

On sait qu’à cette époque une ville portuaire aussi importante que Burdigala existait: Noviamagus. Beaucoup d’hypothèses ont été émises pour situer cette ville probablement engloutie par les eaux. Selon quelques spécialistes Saint-Estèphe pourrait être une prolongation de Noviamagus ou du moins serait englobée dans la même zone géographique. Son port n’aurait pas disparu mais se serait tout simplement envasé. Il est vrai que la découverte du site archéologique de Brion, proche de Saint-Estèphe, a révélé d’importantes constructions dans ce secteur. Les Romains aurait fait naître une nouvelle ville avec une activité commerciale et administrative intense comprenant théâtre et riches villas. Le site de Brion rappelle la richesse d’occupation que l’on trouve habituellement dans les grands centres urbains. Les restes d’un théâtre semi-circulaire d’environ 2000 places, aussi important que le Palais Gallien à Bordeaux en est la preuve. La partie sud du marais de Reysson qui se situe dans Saint-Estèphe est riche de trouvailles gallo-romaine. D’autres vestiges comme la découverte de la villa de Bois-Carré, près de Saint-Estèphe, située au bord du marais dans la commune de Saint-Yzans, constitue un témoignage précieux de ce que fut un grand domaine agricole. Les nombreux objets trouvés, tels la vaisselle en provenance d’Italie, les colliers de Belgique ou les différentes monnaies nous laissent deviner la place importance qu’occupaient l’activité commerciale et les échanges avec l’extérieur. Il est probable que cette zone d’activité fut Noviamagus mais cette dernière reste secrète et continue d’alimenter les légendes à moins qu’elle ne réapparaisse du fleuve un jour de grande marée.

Saint-Estèphe, a land of exchange even in gallo-Roman times,

The Gauls of the Medoc, known as the Medulli – an indigenous Celtic tribe who are said to have given their name to the Medoc – “terre du Milieu” (middle-earth), “milieu des eaux”   (middle of the water) – without doubt started to cultivate the vine after becoming familiar with wine imported from Italy by the Romans.  Before the Middle Ages we cannot really speak of a wine growing culture in the Medoc, but it is believed that trade and cultural exchanges between these two peoples played a part in the introduction of improvements and innovations in viticulture. The Romans appreciated the skills of the Gauls, particularly in metallurgy, wool weaving and especially wood working techniques, such as cooperage (barrel-making), a judicious invention that our fine wines could not have done without. The Gauls and particularly the Bituriges Vivisques, the founders of Burdigala (Bordeaux), acclimatized the Biturica grape variety, possible ancestor to our Cabernet.  The many roman artifacts discovered more or less throughout the appellation area (Aillan, Cos, Meney, l’Hôpital de Mignot, Montrose or in the St Estèphe village), include vases, tiles, coins and axes.

Could Saint-Estèphe’s port be an extension of Noviamagus, the great Gallo-Roman metropolis?

As the reader would have gathered, the river has played a vital role in the history of Saint-Estèphe by permitting ships from all parts of the world to take in supplies of local produce or to trade goods. The many streams, esteys and marshes also played their part in the commune’s history.

Boat moorings discovered at the foot of an old tower in Saint-Corbian, more precisely in a plot of vines belonging to Château Tour des Termes (which means “Lands End”), confirm that there was a large navigation network in the marshes and broad, now dry channels. Marshes that were used until the 18th Century and that once formed a large bay connecting to the Gironde, can still be found near the tower. The present day Château Calon-Ségur is situated on the site of a Gallic oppidum. The boats came to dock as far as “Calon” whose Gallic etymological origin relates to water and stone. From Gallo-Roman times, meeting places were set up at border intersections accessible by water in order to facilitate trade. The marais de Reysson (Reysson marsh) was one such example. It included several harbours, those of Saint-Estèphe, Cadourne, Saint-Germain d’Esteuil and Vertheuil. Invented by the Gauls, and adopted by the Romans, this type of border-market situated along the river edge, of which there were around ten or so in Europe, were often referred to as “new market” or Noviamagus.

It is known that at this time there was another port town as important as that of Burdigala: Noviamagus. There have been numerous theories attempting to pinpoint the location of this town that was probably swallowed up by the waters. Some scholars believe that Saint-Estèphe may have been an extension of Noviamagus or at least included within the same geographical area.  Its port may not have died out but might simply have sunk. The discovery of the Brion archaeological site near Saint-Estèphe showed that there were once important buildings in this area. The Romans could have created a new town with significant trading and administrative activity that included a theatre and lavish villas. The Brion site is indicative of a richness of occupancy typically found in large urban centres.  This theory is borne out by the ruins of a semi circular theatre of around 2000 seats as large as the Palais Gallien in Bordeaux. The southern part of the Marais de Reysson, located in Saint-Estèphe, is rich in Gallo-Roman finds. Other remains such as those of the Bois-Carré villa, near Saint-Estèphe, located at the edge of the marsh in the Saint-Yzans commune, are important evidence of what was once a great agricultural estate. The numerous objects found, such as tableware of Italian origin, Belgian necklaces and various coins, point to the central role that trading and outside exchanges would have had. It is likely that this busy area was indeed Noviamagus but this town still lies concealed and will continue to nourish legends unless it one day re-emerges from the river on a strong tide.

Part 1/8-Histoire Saint-Estèphe. Avant la vigne, l’apprivoisement d’une terre changeante, secrète et unique / Before the wine, the timing of a secret, unique and changing land

Saint-Estèphe serait la transformation dans le parler local de ‘Saint-Etienne’ comme le rappelle son église du même nom construite en 1764 sur les ruines d’une église romane. Saint-Estèphe, qui jusqu’au 18ème siècle s’est appelée Saint-Esteve de Calones (de Calonès signifiant petits vaisseaux qui portent du bois) doit sa naissance au fleuve. Ce fleuve, appelé communément ‘la rivière’ a donné une intimité entre l’homme et son terroir qui semble plus forte ici que dans les autres régions viticoles. On sait aussi qu’il existait à l’emplacement actuel du port une autre église qui fut détruite en 1704 appelée ‘Notre-Dame-Entre-Deux-Arcs’ car située sur une avancée de terre entre deux esteys formant deux arcs de cercle. Cette description nous laisse imaginer un paysage différent et presque insolite. La presqu’île du Médoc était alors constituée d’une série de nombreuses îles, une sorte de bout du monde où la nature aquatique va contraindre l’habitant à s’adapter et lui apprendre la maîtrise de l’environnement. Il faudra attendre l’époque moderne et l’assèchement des marais, pour admirer le paysage d’aujourd’hui, assagi par le temps et livrant enfin son secret. En se promenant au bord de l’estuaire, on contemple les nombreuses croupes graveleuses qui semblent saluer celui qui les a fait naître. Pourtant, Il y a bien longtemps, des millénaires, ce fleuve à l’apparence si tranquille était une mer démoniaque charriant roches et cailloux arrachés aux lointaines montagnes, les déposant ici et là et offrant ainsi au sol son substrat, l’essence du terroir de Saint-Estèphe. Un terroir privilégié par la nature…

De l’âge du bronze à la vigne

C’est dans ce paysage issu des turbulences de l’estuaire que Saint-Estèphe trouve ses origines. L’esprit de la tradition paysanne qui s’y dégage pourrait s’expliquer par une occupation ancestrale du sol. Bien avant la vigne, qui semble remonter à l’époque gallo-romaine, Saint-Estèphe a connu une occupation humaine assez importante dès l’âge du Bronze moyen (-3500av.JC). Son activité métallurgique était reconnue comme étant l’une des plus importantes de la façade atlantique de l’Europe. Des traces archéologiques telle la découverte de haches polies datant du néolithique révèlent l’existence de cette production bronzière. D’autres vestiges comme les monnaies gauloises datant de l’âge du fer (800 à 50 av.JC), nous informent sur un important gisement de minerai de fer, notamment au lieu dit ‘l’Hereteyre’ qui signifie terre de fer en gascon ancien. La situation de Saint-Estèphe en bordure du fleuve permettait les échanges commerciaux et l’exportation de sa production. Les premiers occupants du bronze et du fer, installés par intérêt près de l’eau mais ayant pris soin d’occuper les terres fertiles et buttes refuges dominant le marais, ont progressivement développé l’élevage et l’agriculture. D’autre part ce lieu de vie, qui ne se nomme pas encore Saint-Estèphe, se développe grâce à sa situation sur le bord du fleuve offrant de nombreux abris qualifiés de « sûrs ».

A Saint-Estèphe, les hommes entretiennent un lien sacré avec leur terre.

Mais ce fleuve auquel Saint-Estèphe doit tant, ne fut pas seulement source de prospérité, il convient aussi de rappeler qu’il fut à l’origine des nombreuses invasions et destructions dont le village fut victime durant plusieurs siècles. Sa situation de port fluvial constitua une véritable invitation pour les barbares et autres envahisseurs qui on pénétré cette terre secrète. Il reste de son histoire beaucoup de légendes liées à l’estuaire.

Before the vine, the taming of a secret, unique and changing land, early mastery of the environment

Saint-Estèphe is said to be the transformation in local dialect of “Saint-Etienne” as we are reminded by the church of the same name built in 1764 on the ruins of a Romanesque church.  It is known that in early Christianity, churches dedicated to Saint-Etienne were built on the sites of old Roman villas.  Saint-Estèphe, which until the 18th Century was called Saint-Esteve de Calones (from “Calonès” meaning small wood-carrying vessels), owes its birth to the River. This river, commonly called ”la rivière”, created a connection between man and land that appears to be stronger here than in other wine regions.  It is also known that at the site of the present day port there once stood another church, destroyed in 1704, known as “Notre-Dame-Entre-Deux-Arcs” as it was located on an outcrop of land between two esteys (small streams) forming two arcs. This description conjures up an image of an unusual, almost bizarre, landscape.  At the time the peninsula was made up of a series of many islands, a sort of world’s end whose watery milieu would have forced inhabitants to adapt and taught them how to master the environment. It was not until more recent times when the marshes were drained that we could admire the landscape as it is today, mellowed by time and finally revealing its secret. Walking along the bank of the estuary, we can contemplate the many gravelly slopes seeming to greet the river that created them. Yet, way back in time, thousands of years ago, this tranquil looking river was a terrifying sea that tore rocks and pebbles from the distant mountains and carried them off, dropping them here and there, and in so doing gave the soil its bedrock, the essence of the Saint-Estèphe terroir. A terroir blessed by nature…

From the Bronze Age to the vine

It is in this landscape created by the turbulence of the estuary that Saint-Estèphe has its genesis. Here, the pervading spirit of rural tradition is said to be the result of the land having been occupied from early times. Long before the vine, which appears to date from Gallo-Roman times, and since the middle of the Bronze Age (-3500 BC), Saint-Estèphe has seen a fair amount of human occupation. The area’s metallurgical production was recognized as being one of the most important on the European Atlantic coast. Archaeological relics such as polished axes dating from the Neolithic Period are evidence of local bronze production.  Other artifacts such as Gallic coins dating from the Iron Age (800 to 50 BC) indicate that there was a large deposit of iron ore, particularly at a spot known as “l’Hereteyre” meaning “land of iron” in the old Gascon language. Saint-Estèphe’s location on the river edge facilitated the trade and export of its production. The first Bronze and Iron Age inhabitants, living near the water for practical reasons but also careful to occupy the fertile lands and protective hillocks rising above the marshes, gradually developed livestock farming and agriculture. Yet to be known as Saint-Estèphe, this inhabited area also developed because of its location on the river edge that provided a number of shelters that were considered “safe”.

At Saint-Estèphe, men maintain a sacred bond with their land

The river to which Saint-Estèphe owes so much has not only brought prosperity.  It should not be forgotten that it opened the door to the numerous invasions and destructions to which the village was victim over many centuries. Its river port location was an open invitation that attracted barbarians and other invaders who sought entry into this secret land.  Many legends about the estuary are part of its history.

Château Montrose, premier producteur mondial de bicarbonate de potassium issu du CO2 des fermentations alcooliques, vise le 100% recyclé.

Dans le cadre de sa démarche durable visant à limiter l’impact de son activité sur l’environnement par une série de mesures vertes appliquées aussi bien à la vigne qu’aux chais, Château Montrose annonce son objectif pour les vendanges 2020 : le recyclage de 100% du CO2 issu de ses fermentations alcooliques. Grâce à un système d’automatisation permettant la captation en continu du CO2, Montrose, site Pilote du projet, devient le premier producteur mondial de bicarbonate de potassium issu des fermentations alcooliques.

100% captés, 100% recyclés

Très investi en matière de développement durable depuis plus de 15 ans, Montrose a fait une priorité du recyclage systématique de toutes ses productions. Le recyclage du CO2, gaz à effet de serre très largement émis par l’Homme, est devenu un enjeu mondial. Expérimenté sur la propriété en 2018, le procédé de valorisation du CO2 issu des fermentations alcooliques consiste à faire réagir du CO2 avec du carbonate de sodium ou potassium pour produire du bicarbonate. Durant les vendanges 2019, la transformation après captation du dioxyde de carbone avait produit 15 tonnes de bicarbonate de sodium et de potassium. Cette année Montrose vise la captation de 100% du CO2. Cet objectif est rendu possible par l’installation d’un système automatisé de captation du CO2 en continu dont le domaine, en tant que site pilote, est le premier à être équipé. Pour les vendanges 2020 la production de bicarbonate de potassium est estimée à 40 tonnes, une production qui fait de Montrose la première propriété viticole au monde à produire du bicarbonate en masse issu des fermentations alcooliques.

Site Pilote en bordelais

Le projet, initié par le domaine dès 2018, a été piloté par la cellule R&D en partenariat avec la société Alcion – SEDE Veolia. Le recyclage du CO2 a fait ses preuves et apparait plus que jamais comme une solution à privilégier pour réduire l’empreinte carbone du domaine. L’installation consiste en un réseau de captation, à la sortie des cuves, du gaz émis lors des fermentations et d’un réseau de colonnes de transformation de celui-ci en bicarbonate.

Le bicarbonate, un produit vertueux aux nombreux débouchés

Montrose étudie tous les débouchés possibles d’utilisation du bicarbonate, en interne et en externe.Sa molécule vertueuse compte de nombreuses exploitations dans les domaines de l’alimentaire, la cosmétique, la pharmacie ou l’agriculture.

Résolument tournée vers l’avenir, la démarche de Montrose traduit un changement profond et global du domaine. Le Grand Cru Classé de Saint-Estèphe, dont l’objectif est d’ouvrir de nouvelles voies vers une viticulture plus responsable et respectueuse de l’environnement, est régulièrement approché comme modèle en matière de techniques vitivinicoles et de développement durable.

Le coffret du bicentenaire de Château Montrose

Pour célébrer son bicentenaire, Château Montrose annonce le lancement d’un coffret d’exception. Véritable « cabinet de curiosités », ce coffret, conçu sur mesure en série limitée à 200 exemplaires, présente trois flacons numérotés d’un format rare. La vente du coffret N°1, confiée à Hart Davis Hart Wine, spécialiste des ventes aux enchères en ligne, sera organisée les 23 et 24 octobre prochain. Par la suite, les 199 autres coffrets seront mis en vente directement par la propriété. 

A l’origine, deux siècles d’histoire…

Respectueuse de l’histoire incroyable de cette propriété depuis sa création en 1815, la famille Bouygues, propriétaire depuis 2006 du Grand Cru Classé de Saint-Estèphe, a souhaité célébrer son bicentenaire par la création d’un coffret unique destiné aux collectionneurs et grands amateurs. Déjà en 2015, en accueillant la traditionnelle Fête de la Fleur, Château Montrose a souhaité marquer cette date anniversaire. A cette occasion, la propriété a également édité un ouvrage de deux volumes retraçant l’histoire du domaine et rendant hommage aux familles qui, durant deux siècles, ont porté la destinée de ce terroir exceptionnel. Dans ce même esprit, la création sur mesure de ce coffret d’exception, limité à 200 exemplaires numérotés, abritant trois flacons d’un format unique de 200 cl, signe d’une trace intemporelle les 200 ans de l’histoire de Château Montrose. 


Un coffret unique à l’image d’un ‘cabinet de curiosités’

Crédit photo LEMA PRODUCTION

Fabriqué artisanalement, ce coffret prestigieux, à l’image d’un ‘cabinet de curiosités ‘ réserve         également à ses heureux acquéreurs de nombreuses surprises et de multiples opportunités de partager des moments de convivialité autour de dégustations, de lecture et de jeux. Pensé et conçu comme un « objet » rare, il reflète le travail de précision mené tout au long de l’année par les équipes    du domaine au vignoble et au chai. Sa teinte brune aux reflets argentés, son veinage   éclatant, ramènent l’imaginaire à la terre, au terroir, unique lui aussi, qui marque les vins de la propriété de leur signature millésime après millésime. 

Une trilogie autour du millésime 2015, année du bicentenaire

Crédit photo LEMA PRODUCTION

Véritable écrin pour les vins de Château Montrose, le coffret du bicentenaire accueille 3 flacons numérotés, conçus sur mesure pour recevoir les 3 millésimes d’exception que sont le 2014, le 2016 et bien sûr le 2015, millésime du bicentenaire. Ces 3 millésimes, appartiennent aux « Grands Classiques » de la propriété. Ils ont en commun une climatologie sans excès et une structure sublimant   l’élégance faite de force et d’équilibre. Ils reflétent chacun 3 expressions riches et variées du terroir de Montrose. Cette trilogie d’exception incarne le charme et la précision des plus grands millésimes de Montrose et porte en héritage leur immense potentiel de garde.

Le coffret N°1 vendu aux enchères par Hart Davis Hart Wine les 23 et 24 octobre prochain

Pour le lancement de ce coffret unique, Château Montrose a confié la vente du coffret numéroté 1 sur 200 à la Maison de ventes aux enchères Hart Davis Hart Wine basée à Chicago. Spécialiste de la vente en ligne aux Etats-Unis, Hart Davis Hart Wine occupe une position unique sur le marché des vins rares. Offrant une alternative à la crise sanitaire actuelle, sa plateforme en ligne réunit des clients du monde entier qui peuvent suivre la vente à distance et en direct. (https://auction.hdhwine.com)

L’acquéreur de ce coffret, bénéficiera d’une soirée unique à la propriété (visite, diner, et nuitée – valable pour 4 personnes) assortie d’une dégustation verticale historique de 20 millésimes de Château Montrose sur treize décennies. Du plus ancien, 1893 au plus récent, 2015, cette dégustation emblématique retracera les 200 ans de la propriété. Cette expérience unique sera une façon d’entrer dans l’histoire du domaine, d’en comprendre son essence, ses valeurs et ses vins légendaires. 

Les 199 autres coffrets mis en vente par la propriété

A l’issue de la vente aux enchères du coffret N°1, une offre sur mesure des 199 autres coffrets mis en vente par la propriété, sera réservée aux clients privilégiés, collectionneurs et grands amateurs.

Voir la vidéo du coffret

Le nouvel écrin de la Maison du Vin de Saint-Estèphe

[SAINT-ESTEPHE]La Maison du Vin de Saint-Estèphe ré-ouvre dans un nouvel écrin à la hauteur de ses grands vins.

BandeauMaisonDuVinSaintEstephe

Après plusieurs mois de travaux d’une rénovation complète, la Maison du Vin de Saint-Estèphe, lieu emblématique de l’appellation, située au cœur du village, réouvre le 3 août. Ce nouvel écrin conçu dans un esprit de partage et de rencontres, offre aux visiteurs une découverte des vins de l’appellation par une approche culturelle et ludique.

 Ils en rêvaient, ils l’ont fait !

Les Châteaux de Saint-Estèphe réunis au sein de leur Syndicat viticole (O.D.G.) regroupant une soixantaine de membres, sont fiers d’annoncer la réouverture de leur nouvelle Maison du Vin. Ils le savaient depuis longtemps ; ils devaient agir face au vieillissement de leur Maison du Vin ! Tentés un moment de déménager pour partir sur un projet de bâtiment neuf, certainement plus facile et moins onéreux, les Châteaux de Saint-Estèphe ont opté pour l’autre solution, celle qui leur tenait à cœur : une rénovation complète afin de rester dans leur bâtiment d’origine sur l’une des plus belles places de village du Médoc avec son église baroque. En plus de sa fonction d’accueil du public, la Maison du Vin est l’unique et véritable Maison des viticulteurs, la Maison de leur O.D.G., un lieu fédérateur et communautaire où ils se réunissent pour travailler et prendre les décisions relatives à l’appellation.

 

Une rénovation complète confiée aux entreprises locales

La rénovation de la Maison du Vin tant attendue par les membres du Syndicat viticole de l’appellation est l’aboutissement d’une réflexion commencée en 2017. Pour mener à bien ce projet et suivre l’avancement des travaux, une commission composée de quelques viticulteurs a été créée. Après l’achat en janvier 2019 du bâtiment de la Maison du Vin à la Mairie de Saint-Estèphe jusqu’alors propriétaire, et le choix de l’agence d’architecture, la rénovation intérieure et extérieure a pu commencer en septembre 2019 pour une livraison fin juillet 2020.

CroquisBPM_FacadeMaisonDuVinSaintEstepheSéduit par les nombreuses réalisations effectuées dans le secteur viti-vinicole par l’agence BPM Architectes, le Syndicat viticole de Saint-Estèphe a souhaité leur confier la rénovation de sa Maison du Vin en privilégiant les entreprises locales. Afin de préserver son patrimoine architectural, les travaux extérieurs ont concerné la consolidation structurelle et le ravalement des façades rendant aux pierres de taille leur blondeur d’origine.

La Maison du Vin étant située sur la Place de l’Eglise à l’intérieur du périmètre de protection de monuments historiques, ce rajeunissement s’est effectué dans le plus grand respect de la charte architecturale des bâtiments de France.

Côté intérieur, la transformation est totale. Les petites pièces ont laissé place à de plus grands espaces baignés par la lumière des nombreuses ouvertures et de la coursive en verre.

 Des espaces éducatifs et ludiques

Ce nouvel écrin a été conçu pour accueillir les visiteurs chaque année plus nombreux, dans d’excellentes conditions en privilégiant l’aspect éducatif et ludique. Lieu de vie, de rencontres, de partages et de découvertes, ils pourront croiser les vignerons, déguster leurs vins, s’informer des modalités des visites et des activités proposées par les châteaux, suivre un parcours initiatique, visionner des films, acheter du vin et découvrir la boutique. Les enfants ne seront pas laissés pour compte et des animations leur seront réservées.

CroquisBPM_InterieurMaisonDuVinSaintEstepheLe rez-de-chaussée couvre un espace de 100m² dédié à la dégustation et à la vente des vins de l’A.O.C. au prix « châteaux ». Grâce à un système de conservation du vin, une dégustation au verre est proposée jusqu’à 8 vins différents. Tous les vins de Saint-Estèphe bénéficient d’une bonne visibilité grâce aux grands présentoirs sur mesure qui habillent les murs.

Une deuxième étape d’aménagement de l’étage est programmée pour l’automne. Cet espace de 90m² sera plus spécifiquement dédié à l’œnotourisme. Les visiteurs pourront découvrir un parcours avec expositions et projection de films. Une vidéo 3D de Pierre Le Hong sur la formation géologique des terroirs de Saint-Estèphe est actuellement en cours de finalisation et sera projetée dans cet espace prochainement. Véritable outil pédagogique et ludique, ce film diffusé en continu en langue française et anglaise, apportera une information essentielle sur les caractéristiques du terroir de Saint-Estèphe et de ses vins.

Une ambiance cosy et chaleureuse

D’un côté, le vert agave des comptoirs de présentation des bouteilles rappelle les paysages, le vignoble, de l’autre, le beige tendre de l’îlot de dégustation ramène l’imaginaire à la terre, aux terroirs variés de Saint-Estèphe ; deux tonalités qui s’harmonisent et apportent douceur et fraîcheur à l’ensemble des espaces intérieurs. Cette ambiance à la fois chaleureuse et fraîche est soutenue également par le mélange harmonieux du bois et du verre présent sur les deux niveaux.

Un fond exceptionnel de participation des châteaux

Afin de financer le coût de cette rénovation d’envergure, le Syndicat viticole a validé un prêt financé par un prélèvement exceptionnel à l’hectare sur la base de 1216 ha (superficie de vignoble de l’A.O.C.) sur une durée de 20 ans. Cette proposition de financement a été bien accueillie par tous les Châteaux sans exception qui souhaitaient depuis longtemps donner à leurs vins un nouvel écrin plus en phase avec les attentes des consommateurs.

Un lieu, une histoire

ClicheMaisonDuVinSaintEstepheLes bâtiments de l’actuelle Maison du Vin font partie du patrimoine architectural et historique du village. Occupés à la fin du 19ème par plusieurs commerces, dont une boucherie et une épicerie, ils furent réunis en un seul bâtiment dans les années 80 lors de la création de la Maison du Vin de Saint-Estèphe. Ces bâtiments se situent sur l’actuelle Place de l’Eglise, autrefois également appelée Place du Marché tant l’activité des commerces y était intense.

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Heures d’ouverture de la Maison du Vin de Saint-Estèphe

Du 1er juillet au 15 septembre : du lundi au samedi de 10h à 19h

Du 1er avril au 30 juin et du 16 septembre au 5 novembre : du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h, le samedi de 14h à 18h

Du 6 novembre au 31 mars, du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 17hFermé entre Noël et le 1er de l’An

Crédits photo et croquis: BPM Architectes

http://www.vins-saint-estephe.com

CONTACT PRESSE:

Catherine di Costanzo – +33 (0)6 74 36 35 43

di-costanzo.catherine@orange.fr

[HISTOIRE] Le vignoble bordelais à l’heure de la Peste noire de 1348

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La crise actuelle du Coronavirus nous rappelle que l’Humanité n’est toujours pas délivrée des grandes épidémies. Une occasion de revenir sur l’histoire de Bordeaux et de son vignoble en 1348, année de la Peste noire. Première épidémie réellement bien documentée par les sources historiques, elle fut foudroyante et entraîna des bouleversements structurels dans la société du Moyen-Age. Venue d’Asie, elle se propagea par les voies commerciales, maritimes, fluviales et terrestres à toute l’Europe en seulement trois ans et décima entre 1/3 et la moitié de la population européenne. Quel fut l’impact de ce fléau sur le vignoble bordelais qui depuis le 13ème siècle connait une embellie sans précédent liée à ses exportations de vins vers l’Angleterre?

Bordeaux et son vignoble à la veille du fléau
Le fléau débarque dans une ville riche de son statut de capitale du duché d’Aquitaine mais fragilisée par les incessantes opérations militaires de la Guerre de Cent ans (1337-1453) entre les rois d’Angleterre et de France. Dès le XIIIe siècle, l’essor économique de Bordeaux s’explique par une extension de son domaine viticole face à la demande croissante liée aux échanges avec l’Angleterre. Au début du XIVe siècle, pour l’année 1308-1309, les comptes des registres du commerce du vin affichent des chiffres éloquents avec une production de 102 724 tonneaux de vins (environ 850 000 hectolitres). Mais cette prospérité connait des fluctuations. En 1335, à la veille des vendanges, les conflits militaires reprennent pour une durée de 9 ans et gênent considérablement le transport des vins du haut pays soumis aux taxes douanières. De ce fait les recettes provenant des « coutumes » liées aux exportations de vins diminuent. Entre 1335 et 1336 la production a baissé de 80% (74 053 tonneaux de vin exportés après la vendange 1335 contre 16 053 après la vendange de 1336). Le coût de la guerre, la destruction des vignes, les villages brûlés obligeant les paysans à fuir pour se réfugier à l’intérieur des murailles protectrices de la ville, expliquent cette baisse de production.
Alors que les bordelais jouissent d’une trêve et en profitent pour remettre en état leurs vignobles endommagés par les conflits de la guerre, l’année précèdent l’arrivée de la Peste noire, Bordeaux et son vignoble sont victimes des mauvaises conditions climatiques. Les inondations de 1347 provoquent une mauvaise récolte qui se traduit par une disette et une famine accentuées par la quasi-monoculture de la vigne. C’est dans ce contexte que « la mortalitat » nom désignant l’épidémie dans les documents de l’époque, s’abat sur Bordeaux déjà affaiblie et frappe sans discontinuer pendant dix mois.

Une propagation foudroyante

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Provenant d’Asie et importée en Occident par un navire génois qui accoste à Marseille en janvier 1348, la Peste noire, galopante, foudroyante, dissémine sa bactérie mortelle de port en port, de ville en ville au grès des échanges commerciaux et des mouvements des populations fuyant la guerre. De Marseille, elle atteint Carcassonne en mai, remonte la Garonne et débarque à Bordeaux au début de l’été 1348. Elle continue sa route macabre un peu partout en Europe et touche l’Angleterre à l’automne. Le « mal noir », nom donné par les contemporains à la peste en raison des taches foncées sur les corps des malades, n’est pas connue des médecins qui restent démunis face à cette maladie dont ils ignorent tout y compris son vecteur, les puces des rats noirs. Il y a bien eu un précédent avec la Peste Justinienne qui a frappé l’Occident au VIe-VIIIe siècles mais le fléau avait disparu ne laissant pas de traces dans la mémoire des populations. Faute de traitements efficaces on explique la maladie par l’expression de la colère divine, l’infection de l’air et des eaux.

Une catastrophe démographique aux multiples conséquences
« En ce temps, par tout le monde généralement une maladie qu’on claime épidémie courait, dont bien la tierce partie du monde mourrut. » témoigne Jean Froissart dans ses Chroniques.
La peste frappe davantage les villes que les campagnes car la concentration y est plus dense. La promiscuité, le manque d’hygiène dans les rues où l’on déverse les immondices et la présence des rats infestés qui transmettent la maladie de quartier en quartier sont autant de facteurs favorables à la propagation du fléau. Ceux qui vivent en communauté sont les premiers touchés. Sur les 20 chanoines du chapitre de Saint-Seurin, 12 sont victimes de la peste. Mais la maladie ne fait pas de distinction et frappe toutes les catégories sociales, des paysans aux seigneurs, du médecin venu soigner le malade au notaire qui a rédigé son testament, sans épargner le prêtre qui a donné l’absolution et jusqu’au fossoyeur dernier maillon d’une chaîne mortifère. On murmure qu’à Bordeaux ville de 30 000 habitants « on compte plus de morts que de vivants ». Cette diminution brutale de la population a des conséquences sur la structure de la société du Moyen-Age : des conséquences psychologiques, intellectuelles et artistiques avec par exemple l’apparition du mouvement des Flagellants qui cherchent à attirer la clémence du ciel, ou celle des thèmes macabres dans l’art et aussi une tendance à une religion plus superstitieuse ; des conséquences politiques et militaires avec l’interruption des guerres dans l’ensemble de l’Europe ; des conséquences économiques avec la chute des revenus de la ville et sociales avec la raréfaction de la main d’œuvre, la hausse des salaires, la naissance d’une catégorie qui s’enrichit grâce aux acquisitions foncières à moindre coût et une concentration du patrimoine.

La chute du commerce des vins
Pour Bordeaux, qui représente un des pôles les plus actifs en Europe avec le commerce du vin, la Peste noire est synonyme de catastrophe économique et financière. Son trafic subit un effondrement de 80 à 90% par rapport aux premières années du XIVe siècle. Le registre de la Grande Coutume illustre parfaitement cette chute vertigineuse. Le nombre de tonneaux exportés tombe en 1348/1349, après la vendange 1348, à 5 923 (il était de 16 577 en 1336-1337). Un chiffre qui s’explique par le manque de main d’œuvre. Bordeaux est à l’arrêt.

La promesse « que jamais no guerpira »

Au-moyen-age-ils-se-sont-dit-oui_i480Les tenanciers ont déserté leurs vignes, ils ne sont plus assez nombreux pour assurer les travaux, il n’y a plus de vendangeurs pour récolter les raisins. Un peu partout dans le vignoble bordelais les habitants morts ou réfugiés en ville ont laissé des terres désertes « per las guerras et mortalitads que son estadas ». De ce fait la seigneurie a du mal à percevoir les redevances en nature et en argent.
Il faut imaginer Bordeaux, ville entourée de son enceinte du XIVe siècle en dehors de laquelle s’étend son vignoble suburbain. Une mer de vignes dessine un paysage de parcelles aux dimensions irrégulières en forme de rectangle plus au moins allongé, bordées d’aubarèdes et vimeneys qui poussent au bord des cours d’eau, et reliées entre elles par un réseau de chemins assez larges pour permettre le passage des charrettes. Ces parcelles sont cultivées par les tenanciers qui occupent différents métiers, artisans, commerçants ou laborador de vinha. Chaque jour ils franchissent l’une des portes des murs de la ville, empruntent l’un des nombreux chemins pour se rendre sur leurs parcelles. Au XIVe siècle Bordeaux est divisée en 10 paroisses, certaines à l’intérieur des murs mais d’autres semi-rurales s’étendent à l’extérieur. Au-delà des murs, des portes et des fossés, la vigne est reine de ce territoire qui lui est quasiment réservé et que l’on appelle las grabas de Bordeu. Il s’agit donc des premières « Graves » que l’urbanisation au fil du temps a repoussées plus au sud. Les archives gasconnes révèlent des faubourgs situés à l’extérieur des remparts de la ville, anéantis par la peste. C’est le cas du faubourg Saint-Julien (actuelle place de la Victoire) qui ne s’est apparemment jamais remis du fléau dévastateur. 15 ans après la Peste noire, les maisons du village Saint-Julien « sont encore à l’état déserts » : point d’héritiers, point « d’autres personnes » qui aient fait valoir leurs droits. Les nombreux actes de renouvellement de baux à fief nouveaux témoignent des tenures abandonnées ou en déshérence faute d’héritiers. La Peste noire aura pour effet de réduire l’émiettement de la propriété foncière. Face à cette crise, les seigneurs tentent de lutter contre l’abandon des tenures. De nouvelles formules apparaissent dans les actes. Outre les obligations de cultiver la vigne, le tenancier doit promettre que jamais no gurpira. Par la suite la vigne dévastée ou nouvellement plantée, oblige les seigneurs à accepter des modérations de cens pour soulager les tenanciers.

La reprise

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Puis « La grand’mort » s’éloigne aussi subitement qu’elle est arrivée sans disparaitre complétement pour autant. Souvent associé à la famine, aux guerres et aux mauvaises récoltes, le fléau revient par vague frapper Bordeaux et sa campagne tout au long du XIVe et des siècles suivants. Il faudra attendre le XVIe siècle pour voir apparaître les premières mesures et législations sanitaires qui ont posé les bases à l’élaboration de notre système de santé actuel. Les épidémies suivantes moins meurtrières que la Grande Peste de 1348 n’ont pas empêché Bordeaux de poursuivre son développement économique lié à la production viticole. Dès 1349, les chiffres des tonneaux de vins exportés attestent d’une belle reprise : 19 629 en 1352-1353. Bordeaux se redresse et accueille une population venue des régions voisines moins touchées par la mortalité pour remplacer la main d’œuvre manquante dans les vignes. Le vignoble restauré après les opérations de guerre en 1337-1341 est de nouveau en pleine production. Bordeaux maintient son emprise foncière sur sa campagne en continuant de développer non seulement son vignoble suburbain situé aux alentours immédiats de ses murailles mais aussi péri-urbain plus au sud et dans le Médoc. Progressivement des unités géographiques se distinguent et déboucheront sur la notion de « terroir ». Si la Peste noire laisse pour longtemps un traumatisme dans la société, Bordeaux et son vignoble ont poursuivi la route de leur destinée.

Catherine di Costanzo

Quelques références sur le sujet:

• Lavaud S. (2003) : Vins de Bordeaux au Moyen-Age, naissance d’une civilisation
• Renouard Y. (1965) : Bordeaux sous les rois d’Angleterre
• Renouard Y. (1948) : « Conséquences et intérêts démographiques de la Peste noire de 1348 » In : Population, 3ème , 1948.
• Barry, S., Gualde, N. (2007), « La peste noire dans l’occident chrétien et musulman, 1346/1347-1352/1353 » Dominique Castex D., Cartron I., (2007)
• Boutruche, R. (1963) : La crise d’une société. Seigneurs et paysans du Bordelais pendant la Guerre de Cent Ans, Paris.
• Castex D., Cartron, I. dir (2007) : Épidémies et crises de mortalité du passé, Ausonius éditions, Pessac 2007

Mouillard-Di Costanzo Catherine, (1988) : Le vignoble de la paroisse Sainte-Eulalie. TER Université de Bordeaux III

Les châteaux de Saint-Estèphe donnent rendez-vous à leurs partenaires commerciaux pour la dégustation du millésime 2017

APEstepheA4.inddPour son rendez-vous annuel avec les professionnel bordelais le 2 décembre prochain, l’appellation Saint-Estèphe présentera le dernier livrable, c’est à dire le millésime 2017, particulièrement réussi. En réunissant la totalité de ses châteaux, c’est à dire une cinquantaine de propriétés parmi les crus classés, crus bourgeois, crus artisans et hors classés, l’appellation Saint-Estèphe est fière de montrer une unité rare au sein du médoc et de maintenir ce lien primordial avec ses partenaires commerciaux en montant ce qu’elle sait faire de mieux, ses vins. Ce rendez-vous qui a lieu chaque année en début décembre est aussi une occasion unique de re-déguster un millésime sur l’ensemble d’une appellation.

Retour sur un millésime précoce qui a bénéficié de la bienveillance du fleuve. 2017, à Saint-Estèphe, a conjuré le sort des millésimes en « 7 » et ce malgré le ressenti lié au triste  épisode du gel de fin avril et aux précipitations avant les vendanges qui ont pu imprégner nos souvenirs. C’est un millésime qu’il convient de regarder de près si l’on souhaite comprendre sa vérité et sa complexité. Car si l’on ne peut parler d’homogénéité du millésime 2017 dans le bordelais tant la nature s’est montrée capricieuse et injuste pour certains, en ce qui concerne l’appellation Saint-Estèphe Dame Nature s’est montré clémente en donnant un millésime où qualité et quantité sont réunis. Avec ses terroirs propres à faire de grands vins, l’ensemble de l’appellation  a été épargnée par le gel survenu le 27 et 28 avril. De ce fait les déclarations de récolte ont présenté des rendements quasiment identiques à ceux de 2016.

Un autre facteur important du millésime est sa précocité. En effet 2017 est un des millésimes les plus précoces de l’histoire grâce en particulier à un excellent mois de juin qui a favorisé une homogénéité phénolique remarquable de la floraison aux vendanges. Malgré une météo éprouvante début septembre, la qualité était bien au rendez-vous et les viticulteurs stéphanois sont fiers de présenter aujourd’hui leur 2017 qui sans aucun doute vieillira en toute quiétude et réjouira pour longtemps nos papilles !

 

Montrose poursuit sa route verte !

MontroseTracteursElecriques

Château Montrose fait un pas de plus dans sa démarche environnementale globale avec son nouveau tracteur électrique équipé de la technologie d’injection directe PiiX-e 100% électrique opérationnel dès la saison prochaine pour les traitements en Bio du vignoble.

30% du parc à tracteurs est électrique, objectif 100% en 2028

S25 -CH.MONTROSE-12072018-185 - CopieAvec l’achat d’un quatrième tracteur électrique Kremer T4E, Château Montrose augmente progressivement son passage à l’électrique dont l’objectif est le 100% électrique pour 2028. Ces enjambeurs écologiques présentent de nombreux avantages dans leur conception, leur utilisation et leur entretien. Les batteries LFP (Lithium Fer Phosphate) ont une grande autonomie, une longue durée de vie et un recyclage facile.
De plus, ces tracteurs, 20% plus légers que leurs équivalents thermiques, très silencieux et ergonomiques, offrent un bien meilleur confort de conduite.
Un projet unique à Bordeaux

Développée par la start-up Diimotion en partenariat avec les équipes R&D du domaine, cette technologie de haute précision dans sa version électrique adaptée à la viticulture répond aux exigences environnementales de la propriété, soucieuse de préserver son vignoble et de limiter son empreinte Carbone.
Si la pulvérisation directe est un procédé connu depuis plus de 15 ans, sa version tout électrique est l’aboutissement d’une réflexion menée par la start-up Diimotion, initiée et soutenue par Château Montrose. Adaptée dès la saison prochaine aux tracteurs enjambeurs de la propriété, sa mise en place est une véritable innovation.

Un système de pulvérisation nouvelle génération

MontrosePulveCe principe de pulvérisation électrique, associé aux engins déjà électriques de Château Montrose permettra une baisse de consommation d’énergie (divisée par 5 par rapport aux turbines hydrauliques classiques) et améliorera le Bilan Carbone de la propriété.
Le système d’injection directe PiiX-e (Diimotion) consiste à pulvériser et doser la matière active dans les parcelles avec une grande précision. Le mélange des cuves se fait automatiquement, à la demande, ce qui évite la gestion des fonds de cuves et les pertes de produits. L’homogénéité constante du dosage associée à la capacité de moduler les doses assurent un gain d’économie et de productivité.

Par ailleurs, l’absence de manipulation des produits limite considérablement les expositions des équipes et apporte un vrai confort à l’utilisateur.
Des capteurs positionnés sur la rampe effectuent une lecture du végétal. Reliés aux électrovannes dont ils contrôlent chaque buse, ils garantissent un traitement sur mesure en régulant la pulvérisation en fonction de la détection ou non de surface foliaire.

Une parfaite maitrise du vignoble

La technologie d’injection présente un intérêt renforcé lorsqu’elle est associée à une bonne connaissance du vignoble. Depuis 2006, Château Montrose a mené une étude approfondie de son terroir comprenant l’identification des unités pédologiques et l’analyse du comportement intra parcellaire du matériel végétal assorti d’une mise en évidence des zones hétérogènes de sensibilité à la maladie. Ces différentes études ont permis de collecter un grand nombre de données précieuses qui viendront, dès la campagne prochaine, optimiser le fonctionnement de l’injection directe.

L’adaptation de la technologie d’injection directe sur les tracteurs électriques de Montrose est l’une des nombreuses mesures de la stratégie environnementale globale du domaine qui souhaite profiter des avancées technologiques pour mieux protéger ses équipes et son vignoble et garantir la préservation de son terroir unique.

Vendanges 2019, Montrose passe à la vitesse supérieure avec le lancement « grandeur nature » du recyclage du CO2 et son passage au 100% Bio.

Avec ces deux nouvelles mesures inscrites dans la stratégie environnementale globale initiée dès son rachat en 2006 par Martin et Olivier Bouygues, Château Montrose atteint son objectif 2019 : limiter significativement l’impact de son activité sur l’environnement avec le recyclage en masse du CO2 issu des fermentations alcooliques et confirmer son passage au 100% Bio.
Lancement « grandeur nature » du recyclage du CO2

8 - KHCO3-68
©Saison d’or

Expérimenté en 2018, le procédé de valorisation du CO2 issu des fermentations alcooliques consiste à faire réagir du CO2 avec du carbonate de sodium ou potassium pour produire du bicarbonate. Pour les vendanges 2019, la captation du dioxyde de carbone et sa transformation devrait produire jusqu’à 15 tonnes de bicarbonate de sodium et de potassium.
Mis au point par la société Alcion environnement, le recyclage du CO2 a fait ses preuves et apparait comme une solution à privilégier pour réduire encore l’empreinte carbone du domaine. L’installation consiste en un réseau de colonnes de captation à la sortie des cuves et de traitement des gaz émis lors des fermentations.
Valorisé en interne, le bicarbonate de sodium est ensuite utilisé au chai comme détergent. D’autres valorisations externes du bicarbonate de sodium sont étudiées, notamment pour alimenter le marché de production de la spiruline.

2019, premières vendanges 100% bio

Les nombreuses expérimentations menées par les équipes techniques depuis 2013 accompagnées des mesures prises pour préparer progressivement le terroir à sa conversion à une viticulture biologique en continuant de produire le meilleur, ont permis à Château Montrose d’atteindre son objectif 2019 : une vendange 100% Bio. Le développement de la biodiversité, la capitalisation sur ses écosystèmes, ses sols, sont autant de mesures « vertes » qui ont accompagné cette transition.
Fidèles à Montrose depuis près d’un demi-siècle la troupe de 100 vendangeurs andalous, originaire du village de Pruna, débutera la première récolte Bio des 95 ha du domaine à partir du 23 septembre. Logés sur la propriété dans les bâtiments mis à leur disposition, ces coupeurs professionnels spécialisés dans la cueillette des fruits constituent une main d’oeuvre d’une grande précision très précieuse pour le domaine et la qualité de ses vins.Ch‰teau Montrose, 7 octobre 2010

2019 une rentrée bio-dynamique pour Château Doyac

DOYAC361

Première année certifiée en biodynamie pour Château Doyac et naissance du vin blanc du domaine, « Le Pélican Blanc »

Château Doyac, Cru Bourgeois du Haut-Médoc, en conversion bio puis biodynamie depuis 2016 vient de recevoir la certification DEMETER. Une certification de l’agriculture biodynamique reconnue internationalement qui permet l’élaboration de vins de qualité avec le moins d’intrants possibles. Une satisfaction pour les propriétaires, la famille de Pourtalès qui a fait ce choix comme une évidence basée sur une réflexion profonde autour de l’équilibre entre l’écosystème de la vigne (faune et flore inclues) et l’homme. Le cahier des charges, très exigeant, prend en compte les cycles naturels notamment le cycle lunaire, le recours à la pulvérisation de tisanes élaborées à base de minéraux et de plantes (ortie, prêle, valériane, souci, pissenlit,…) afin de dynamiser la vie du sol et redonner l’énergie nécessaire à la plante pour développer ses défenses naturelles.
Le millésime 2019 de Château Doyac sera donc le premier millésime à porter la mention « biodynamie » et le Château Doyac le premier Cru Bourgeois du Médoc à rejoindre la liste des châteaux en biodynamie.
« Le Pélican Blanc » 2019 : premier millésime blanc de Château Doyac

Autre nouveauté pour Château Doyac avec la première production du vin blanc du domaine. Une parcelle de 1,5 ha, située sur le plateau calcaire de Saint-Seurin de Cadourne, a été sélectionnée parmi les 27 ha de la propriété pour ses qualités de sols propices à la meilleure expression du sauvignon blanc. Max de Pourtalès souhaite élaborer un grand vin blanc du médoc. La récolte des raisins de ce premier millésime a été effectuée manuellement par une troupe d’une dizaine de vendangeurs le 5 septembre. Le pressurage se fait par grappes entières et le vin sera élevé en amphore (70%) et en barriques neuves (30%).
Ce 100% sauvignon blanc portera le nom : « Le Pélican Blanc», en référence aux armoiries historiques de la famille de Pourtalès que l’on peut voir sur l’étiquette du vin rouge de Château Doyac mais aussi en clin d’œil pour perpétuer la tradition médocaine et plus particulièrement listracaise qui donne des noms d’oiseaux aux vins blancs du Médoc (Le Merle Blanc de Château Clarke, le Cygne de Château Fonréaud, La Mouette de Lestage).

Le début des vendanges rouges est programmé pour le 25 septembre.

Cette année les baies de taille assez petite sont très concentrées et offrent un beau potentiel. C’est une année prometteuse. « Le vignoble se porte bien ! Grâce aux apports en biodynamie notamment aux pulvérisations de tisanes, à l’intensification des échanges entre le plant de vigne et l’environnement, la vigne s’est bien défendue des attaques et de la pression phytosanitaire » confie Max de Pourtalès.
Même si il est encore trop tôt pour avoir une idée précise du 2019, la dégustation des raisins appuyée par les analyses laisse présager un très bon millésime.
A suivre…

Diner des châteaux de Saint-Estèphe, samedi 7 septembre, inscrivez-vous!

 

 

Le soir du marathon, le Syndicat Viticole de Saint-Estèphe organise une soirée conviviale « le diner des châteaux de Saint-Estèphe », devenue au fils des années un rendez-vous incontournable pour les amateurs de vins, participants ou non à la course.

Esprit de fête et de partage à Saint-Estèphe

Depuis sa naissance il y a 35 ans, le marathon du Médoc relève le pari fou d’associer le vin, le sport, la fête et la santé!. Chaque année, près de 8000 participants, de toute nationalité, viennent goûter aux joies de l’effort, mais aussi aux plus belles spécialités du Médoc. Après l’effort, le réconfort se traduit par un programme varié. L’appellation Saint-Estèphe joue le registre des accords mets&vins sur fond de musique et d’ambiance festive.

Une rencontre avec les viticulteurs de l’appellation

Amateurs, marathoniens ou oenophiles sont attendus à partir de 19h00 et accueillis par les viticulteurs de l’appellation par une dégustation suivie d’un dîner convivial et animé. C’est dans une ambiance festive, rythmée par la musique, les nombreux lots de bouteilles à gagner et les échanges entre les tables que les convives découvriront et apprécieront les grands vins de Saint-Estèphe accompagnés d’un menu gastronomique.

Renseignements et réservation
INSCRIVEZ-VOUS !
Maison du Vin de Saint-Estèphe
Par téléphone : +33 5 56 59 30 59
Par mail : mv-se@wanadoo.fr

Tarif : 45€TTC par personne Grands Vins de Saint-Estèphe compris.

Programme :
Samedi 7 septembre à l’Espace Guyonnaud à Saint-Estèphe
A partir de 19h00 : dégustation et rencontre avec les viticulteurs
20h30 : diner animé et dansant-Nombreux lots de bouteilles à gagner
Animation musicale : « duo live sax » guitare, chant, karaoké

Primeurs 2018-Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc. Mardi 2 avril. Tonnellerie Nadalié à Ludon-Médoc

[dégustation réservée aux professionnels] Une centaine de châteaux des AOC Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc présente le millésime 2018 en dégustation continue de 9h à 18h à la tonnellerie Nadalié, mardi 2 avril. Et aussi Afterwork de 18h à 20h30 avec dégustation des livrables et bar des vins blancs du Médoc.

All day long tasting followed by an Afterwork from 6 to 8:30pm with tasting of different vintages, Bar of the Medoc white wines

Inscrivez-vous

PRIMEURS2018_AOC MEDOC-HAUT-MEDOC-LISTRAC_INVITATIONderV

Les Crus Artisans du Médoc à visage découvert

Les 36 Crus Artisans du Médoc se dévoilent au travers d’une série de portraits qui fera l’objet d’une exposition inaugurée au château des Graviers les 2 et 3 avril prochain à l’occasion de la semaine des primeurs. Avec dans leurs mains un outil de travail, un objet familier, en couple ou accompagnés de leur frère ou père ou encore de leur animal de compagnie, les Crus Artisans nous livrent un peu d’eux-mêmes, un petit bout de leur vie de vigneron, heureux et bien dans leurs bottes.

Les Crus Artisans font de la résistance. Mais qui sont-ils au juste ?

Le dernier classement récemment annoncé en mai 2018 compte 36 châteaux bénéficiant de la mention de « Crus Artisans du Médoc ». Avec l’arrivée de huit nouveaux dans le classement, les Crus Artisans sont confiants en l’avenir. A l’exception de Pauillac, toutes les appellations sont représentées et notamment les communales qui totalisent presque 1/3 de l’ensemble des Crus Artisans. L’appellation Margaux recense quatre réélus et l’appellation Saint-Estèphe accueille trois nouveaux Crus Artisans. Appréciés des consommateurs pour la qualité de leurs productions, ils font de la résistance à leur façon.

La face cachée des Crus Artisans.

Ils sont 36 et ont chacun une histoire à raconter ! Ces viticulteurs continuent à perpétuer une tradition qui trouve ses origines au 17ème et 18ème siècles avec l’apparition de la notion de « Crus ». A cette époque la création de vignobles, qui suscite un besoin important de main d’œuvre, voit le développement de métiers liés à la vigne et au vin comme charron, maréchal ferrant, sellier ou tonnelier. Beaucoup de ces artisans deviennent propriétaires de quelques vignes qu’ils cultivent eux-mêmes. Cependant, il faut attendre 1868 pour voir apparaître dans l’édition de « Bordeaux et ses vins », la dénomination de « Cru Artisan », qui reconnait la qualité et le savoir-faire ancestral des vins des artisans. Aujourd’hui être Cru Artisan c’est être viticulteur à part entière et consacrer l’essentiel de son temps à la vigne et au chai. Cette implication personnelle du Cru Artisan ainsi que la qualité irréprochable des vins font partis des conditions d’éligibilité. Devant l’objectif du photographe, les Crus Artisans nous révèlent un petit peu de leur personnalité.

Maxime Saint-Martin, Château Graves de Pez, Saint-Estèphe. Il n’a que 21 ans lorsqu’il décide en 2008, son BTS viti-oeno en poche, de racheter à son oncle les 3 hectares de vignes situées à Saint-Estèphe. En 2009, il est le plus jeune viticulteur de l’appellation et vinifie son premier millésime de château « Graves de Pez ». Il s’occupe également de l’autre propriété familiale, château Vieux  Gabarey, un Cru Artisan des premières heures, une propriété de 17 ha, construit à la force des poignets par ses parents.

Des-GraviersChristophe Landry, Château Des Graviers, Margaux. Château des Graviers, appartient à la quatrième génération. Le collier sur les épaules, un symbole pour Christophe Landry qui évoque là son attachement aux chevaux. Ce vignoble de 14 ha est conduit depuis plusieurs années en agriculture biologique.

 

 

Du-HâIsabelle et Cédric Moreau, Château du Hâ, Haut-Médoc. Ils portent une grande affection aux animaux qui font partie de leur quotidien. Cette propriété de 6 ha en vignes située à Saint-Sauveur possède un élevage de chevaux. Dans son vignoble Isabelle travaille en compagnie de ses poules qui la suivent toute la journée.

 

 

LinotYohan Juste, Château Linot, Saint-Estèphe. Un oiseau  dans un cadre résume bien le vin et la personnalité de son auteur. Yohan Juste a donné à sa propriété lilliputienne de 0,6ha le nom d’un oiseau « le linot » connu pour sa petite taille et son gazouillis musical et varié. Passionné par la menuiserie depuis son enfance, il a fait son apprentissage chez les Compagnons du Tour de France et a reçu en 2011 le titre de Meilleur Ouvrier de France.

 

De-LaugaCharles Brun, château Lauga en Haut-Médoc et La Fleur Lauga à Saint-Julien. Charles est issu d’une famille de viticulteurs depuis 7 générations. Il produit les vins de château Lauga en appellation Haut-Médoc et depuis 2014 ceux du château La Fleur Lauga, un Saint-Julien anciennement nommé château Capdet. Situé sur la commune de Beychevelle, les vignes sont plantées sur les graves, au milieu des parcelles de Grands Crus Classés de l’AOC Saint-Julien.

 

Le-BouscatRoger Parfait père & fils, château Le Bouscat, Haut-Médoc. Ce château situé sur un coteau graveleux orienté plein sud entre les routes de Saint-Julien-Beychevelle et de Pauillac incarne la transmission familiale réussie.  Père & fils continuent à travailler ensemble ce cru déjà classé « cru paysan et artisans » dans le Féret de 1850.

 

LISTE DES CRUS ARTISANS DU MEDOC, Classement 2018

Appellation Médoc

Château Andron,

Château Béjac Romelys,

Château Gadet Terrefort,

Château Garance Haut Grenat

Château Haut Blaignan

Château Haut Brisey

Château Haut Couloumey

Château Haut Gravat

Château La Tessonnière

Château Les Graves de Loirac

Château Vieux Gadet

 

Appellation Haut-Médoc :

Château de Coudot

Château Moutte Blanc

Château Pey Mallet

Château de Lauga

Château d’Osmond

Château du Hâ

Château Grand Brun

Domaine Grand Lafont

Château Lamongeau

Château Le Bouscat

Château Micalet

Château Tour Bel Air

Château Tour du Goua

Château Viallet Nouhant

Château Vieux Gabarey

 

Appellation Listrac :

Château Dacher de Delmonte

 

Appellation Margaux

Clos de Bigos

Château des Graviers

Château Les Barraillots

Château Moutte Blanc

 

Appellation Moulis

Château Lagorce Bernadas

 

Appellation Saint-Estèphe

Château Marceline

Château Linot

Château Graves de Pez

 

Appellation Saint-Julien

Château Fleur Lauga

 

Syndicat des Crus Artisans du Médoc

crusartisans@gmail.com

 

Château Doyac présente ses millésimes 2015 et 2016 au Grand Tasting Pro Paris lundi 25 mars

 

Château Doyac présente ses millésimes 2015 et 2016 au Grand Tasting Pro Paris lundi 25 mars, stand N°85.

Château Doyac, un vin talentueux

Château Doyac, cru bourgeois de 27 ha en AOC Haut-Médoc, en troisième année de conversion en biodynamie participe au prochain salon le Grand Tasting Pro (ex WineLab) qui se tient à Paris au Pavillon Wagram lundi 25 mars prochain.

Ce salon organisé par Bettane+Desseauve a la particularité de présenter des producteurs de talent aux professionnels du vin. Un évènement parisien d’une journée qui permet aux professionnels de rencontrer et échanger avec les producteurs.  Max et Astrid de Pourtalès présenteront leurs millésimes 2015 et 2016.

Millésime 2016,  premier millésime en conversion bio

Reconnu par l’ensemble de la presse vin (Coup de cœur par Jacques Dupont dans le journal le Point , 90 Bettane & Desseauve, 92 Yves Beck , 91 James Suckling pour ne citer que quelques références), le 2016 de château Doyac est le premier millésime en conversion bio.

Millésime 2015,  également reconnu à l’unanimité par les professionnels présente une robe grenat profonde. Un nez de fruits noirs et rouges où se mêlent des arômes épicés et des notes de cacao. Une bouche élégante et une longue finale.

Du bio à la biodynamie, Château Doyac poursuit sa route verte. Le vignoble est actuellement en conversion en biodynamie avec une certification Demeter prévue cette année. Les propriétaires sont satisfaits des résultats dont bénéficie le vignoble et ce, malgré des conditions climatiques difficiles de l’an passé. Cet engagement  pour la biodynamie le classe parmi les rares crus de sa catégorie à avoir fait le choix d’une viticulture qui tient compte de l’harmonie entre terre, plante et l’environnement.

Stand N°85 (sur la Mezzanine) 25 mars 2019 de 11h à 18h. Pavillon Wagram, Paris

#chateauDoyac #winelover #vinsmedoc #wine

Les Crus Artisans du Médoc présenteront le millésime 2016 et autres livrables lundi 4 mars 2019 à Cap Sciences. Dégustation réservée aux professionnels.

Comme l’an passé, les Crus Artisans invitent la presse et les professionnels du vin (courtiers, négociants, cavistes, sommeliers, restaurateurs) à déguster ou re-déguster leur dernier livrable, le millésime 2016 ainsi que d’autres livrables. La dégustation aura lieu à Cap Sciences, lundi 4 mars 2019 de 11h30 à 14h.

Inscription dégustation des Crus Artisans du Médoc 

Logo crus artisans

PRIMEURS 2018- 100 vins des AOC Médoc, Haut-Médoc, Listrac-Médoc réunis mardi 2 avril 2019 à la tonnellerie Nadalié. Dégustation réservée aux professionnels.

100 vins issus des AOC Médoc, Haut-Médoc et Listrac-Médoc regroupant des Crus Classés, Crus Bourgeois, Crus Artisans et vins « Hors Classement » seront réunis mardi 2 avril à la tonnellerie Nadalié à Ludon-Médoc pour présenter aux professionnels leur millésime 2018. Cette journée de dégustation en continu (9h-18h), se prolongera par un Afterwork (18h à 20h30) avec une dégustation de millésimes livrables et un Bar des Vins Blancs du Médoc.  PRIMEURS2018_AOC MEDOC-HAUT-MEDOC-LISTRAC_SaveTheDate Vwebjpg

Retrouvez les vins de Saint-Estèphe au Grand Tasting Paris vendredi 30/11 et samedi 1er décembre

le-grand-tasting_800x0Les vins de Saint-Estèphe vous donnent rendez-vous au salon Bettane&Desseauve « Le Grand Tasting » à Paris au Carrousel du Louvre, les vendredi 30 novembre et samedi 1 décembre 2018.

Pavillon « Saint-Estèphe » au N° 15 regroupe 6 châteaux :

¨ Château Cos Labory, grand cru classé

¨ Château De Côme, cru bourgeois

¨ Château La Haye

¨ Château Ségur de Cabanac

¨ Château Tour des Termes, cru bourgeois

¨ Château Tronquoy Lalande

Et aussi :

¨ Château Lafon-Rochet, grand cru classé, stand 54

¨ Château Le Boscq (Dourthe) stand 228

¨ Château Ormes de Pez (Domaines Jean-Michel Cazes) stand 49-50

¨ Château Phélan-Ségur, stand 126

 

Vendanges 2018 Château Doyac

 

Le point sur le vignoble en biodynamie du Château Doyac à la veille de la récolte 2018

DOYACMaxdePourtalesVigneMoto Le Château Doyac, cru bourgeois à Saint-Seurin de Cadourne continue sa route du bio à la biodynamie (2ème année de conversion en biodynamie)et se dit satisfait des résultats dont bénéficie le vignoble en deuxième année de conversion et ce, malgré des conditions climatiques du début de l’été plutôt difficiles. Cet engagement  pour la biodynamie le classe parmi les rares crus de sa catégorie à avoir fait le choix d’une viticulture qui tient compte de l’harmonie entre terre, plante et l’environnement.

Le vignoble résiste aux attaques de mildiou

 Les pluies régulières du mois de janvier ont permis de reconstituer les nappes phréatiques. Puis le froid qui a sévi en février a donné du repos à la plante. La vigne a poussé normalement grâce aux températures clémentes du printemps entraînant une belle sortie d’inflorescence sur l’ensemble des parcelles. Mais les fréquentes pluies du printemps et du début de l’été associées à des températures élevées par rapport aux normales saisonnières, ont provoqué une forte pression de la vigne avec le risque de développement du mildiou. N’utilisant que des produits de contact (principalement le cuivre et le souffre), les vignobles en bio et biodynamie peuvent être particulièrement sensibles au développement de ce champignon.  Au Château Doyac, Max de Pourtalès, son épouse Astrid et leur fille Clémence ont du redoubler de vigilance. Plusieurs passages dans les vignes avant chaque épisode pluvieux, un effeuillage rigoureux devant les grappes de raisins pour faciliter le séchage, les travaux sur les sols, ont permis de stabiliser la situation. Pour la famille de Pourtalès, les effets bénéfiques de la conversion en biodynamie ont été démontrés, le vignoble s’adapte progressivement, il retrouve son équilibre, s’auto-immunise et développe ses propres défenses. L’arrivée de la canicule a mis un terme à la crainte du mildiou.

Plus d’investissement en temps et en énergie mais plus de satisfaction

 Si cette année, en raison des conditions du printemps et de  la forte pression du midiou, l’utilisation du souffre et du cuivre a été légèrement supérieure à l’an passé, elle est restée dans les normes Demeter autorisées (4kg/ha). Les nombreux passages de 501 (silice de corne), complétés par la pulvérisation de tisanes ont  été efficaces pour la protection du vignoble.

Une très belle véraison et des vendanges prometteuses

 Le très bel été ensoleillé et chaud a permis une excellente véraison. En parcourant son vignoble, Max de Pourtalès constate avec plaisir que la qualité est bien au rendez-vous. Bien que les rendements s’annoncent un peu plus faibles (10% en moins), la famille de Pourtalès est convaincue d’avoir fait le bon choix et est  optimiste pour ces premières vendanges certifiées bio (certification en biodynamie Demeter prévue pour 2019). Les peaux sont épaisses, les dégustations des raisins sont prometteuses. La récolte devrait débuter le 24 septembre pour attendre une parfaite maturation phénolique.

A suivre …

 

 

 

 

Novateur en Médoc: l’agroforesterie au service du vignoble au château Anthonic Moulis-en-Médoc

Novateur en Médoc : l’agroforesterie au service du vignoble au château Anthonic

En conversion bio depuis 2016, le château Anthonic à Moulis en Médoc met parallèlement en place des infrastructures agro-écologiques inspirées de l’agroforesterie.

Planter des arbres dans le vignoble, « la viticulture dans les règles de l’arbre »[i]

Depuis leur arrivée en 1993 à la tête du château Anthonic, Jean-Baptiste Cordonnier et son épouse Nathalie, en amoureux de la nature, construisent pas à pas une dynamique (détails ci-dessous) en faveur du respect de l’environnement et de la biodiversité dans leurs vignes. Après le passage du vignoble en conduite biologique en 2016, ils poursuivent leur démarche environnementale en choisissant l’agroforesterie qui leur apparaît comme une solution d’avenir, une piste sérieuse face aux problèmes de changement climatique et de maladies de la vigne.

« L’agroforesterie désigne les pratiques, nouvelles ou historiques, associant arbres, cultures et/ou animaux sur une même parcelle agricole »[ii]. Concrètement, il s’agit ici d’appliquer ces pratiques à la viticulture. Planter des arbres au milieu des vignes ne présente pas uniquement de l’intérêt pour l’agrément du paysage, la hausse de la qualité de l’air et la biodiversité. Ces plantations ont un impact sur l’environnement à plusieurs égards :

Pour le sol, l’arbre est fertile et nourricier. La décomposition de ses feuilles et de ses racines fines apporte de la fertilité au sol qui devient plus aéré et structuré, tandis que ces apports de carbone et d’azote stimulent la vie microbienne.

Face au climat, l’arbre agit en régulateur. Il atténue pour les vignes qui l’entourent les excès climatiques dus aux vents, à l’insolation, aux précipitations, aux gelées ou à la grêle. Il prévient également l’assèchement, le ruissellement ou l’érosion des sols tout en servant d’abri aux animaux et aux autres plantes.

L’arbre agit favorablement sur la biodiversité : la taille en trogne, nécessaire pour que les arbres n’envahissent pas trop la vigne, est une véritable auberge écologique pour les insectes, oiseaux et petits mammifères.

L’arbre contribue indirectement à la lutte contre certaines maladies de la vigne. En effet, en offrant aux chauves-souris des repères, il leur permet d’agrandir leur champ d’action. Or la chauve-souris se nourrit notamment des papillons (tordeuse de la grappe) ravageurs des vignes, ce qui en fait une « alliée anti-pesticide »[iii].

La mise en place des principes de l’agroforesterie au château Anthonic que montre en aperçu le schéma ci-dessous est le résultat d’une étude précise qui, tenant compte de l’historique de chaque parcelle, a préconisé tantôt la plantation de haies, tantôt la plantation d’arbres alignés ou en îlots, parfois encore la protection d’un espace pour favoriser la régénérescence de nouveaux chênes par exemple, ou la protection des fossés et enfin, à certains endroits, la création de mares pour favoriser la biodiversité en accueillant de nouvelles espèces végétales et animales.


[i] Expression qui paraphrase celle qu’utilise l’Association française d’agroforesterie dans son site (www.agroforesterie.fr) , où il est question de « l’agriculture dans les règles de l’arbre ».
[ii] Cf. www.agroforesterie.fr le site de l’Association française d’agroforesterie.
[iii] Voir sur ce sujet l’article de Xavier Sota dans le Sud-Ouest du 17 avril 2018.

La démarche environnementale du château Anthonic étape par étape

  • Depuis 2011 la plantation de haies entre les parcelles du vignoble favorise la biodiversité, en créant des couloirs dans lesquels la faune peut circuler, permettant ainsi un passage ininterrompu entre les espaces boisés. Pas moins de dix-huit espèces (aubépine, noisetier commun, néflier, saule vannier, prunier myrobolan, pommier sauvage, charme commun, érable champêtre, chêne pédonculé, cognassier d’Angers, poirier sauvage, orme champêtre, chêne vert, filaire à feuille large, fusain d’Europe, troène des bois, prunellier) sont plantées autour du vignoble et en bordure des fossés pour contribuer à l’amélioration du paysage, créer une zone tampon et permettre la stabilisation des bords des fossés. L’objectif est de laisser grandir ces essences plantées environ tous les 10 à 20 mètres dans les haies pour former de « grands arbres ».
  • En 2014, obtention de la certification environnementale. Il s’agit d’une certification encadrée par l’Etat de niveau 2/3 pour identifier les exploitations engagées dans des démarches particulièrement respectueuses de l’environnement. Elle concerne la thématique biodiversité, stratégie phytosanitaire, gestion de la fertilisation et gestion de la ressource en eau.
  • Depuis 2016 le vignoble est en culture biologique avec une certification prévue pour 2019. Pour Nathalie et Jean-Baptiste Cordonnier, ce choix de culture est une question de bon sens, l’objectif étant de privilégier la vie des sols, la pérennité des espèces animales et végétales en utilisant des matières premières d’origine naturelle et favoriser ainsi l’écosystème naturel. Des plantes telles que l’ortie, la prèle, la consoude sous forme de purin, tisane et décoction seront utilisées prochainement pour les traitements.
  • Depuis 2017 mise en place de la confusion sexuelle. Cette technique qui permet de limiter les accouplements des papillons et par conséquent les œufs et les dégâts occasionnés par les chenilles a fait les preuves de son efficacité et s’inscrit dans une démarche de respect de l’environnement.
  • Depuis 2017 semis de mélanges d’engrais vert pour améliorer la portance des sols face au passage des tracteurs et assurer le maintien de leur porosité et de leur structure. Les racines des plantes hébergent, nourrissent et fournissent quantité de micro-organismes et de minéraux. Les plantes ombragent le sol, le protègent des UV et de la pluie, limitent les excès de températures. En mourant elles restituent carbone et azote..
  • Premières plantations en agroforesterie à l’automne 2018 avec des espèces sélectionnées comme l’érable champêtre, le charme commun, l’orme champêtre, le frêne, le cormier, l’alisier torminal, le chêne vert, le chêne liège ou le poirier sauvage.

Mise en place de l'agroforesterie dans les parcelles autour du château Anthonic

Légende : en vert, les haies ; en jaune, les parcelles en cours d’aménagement agro-forestier ; en orange, les zones spécifiques réservées aux arbres.

L’exemple de la parcelle « Entrée Château ». 12 rangs de vigne seront plantés en 2018 avec, au milieu, un rang de fruitiers en espalier et quelques essences forestières (alisier, frêne, érable). Objectif principal : favoriser les mycorhizes et la pollinisation.

Château Anthonic  33480 MOULIS EN MEDOC
contact@chateauanthonic.comTél. +33 5 56 58 34 60www.chateauanthonic.com

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TRESOR’Ô CROCK la chasse au trésor du château Le Crock-Saint-Estèphe.

TRESOR’Ô CROCK, la chasse au trésor du château Le Crock pour petits et grands durant toute la saison estivale afin de découvrir la propriété de façon ludique en famille. « Partez à la recherche du secret des vins volé par le fantôme du Château. »

Mise en place en 2017, « TRESOR’Ô CROCK » est une chasse au trésor innovante tant par sa forme ludique et accessible à tous que par son fond pédagogique et culturel. Cette activité vient compléter et élargir l’offre  du Château Le Crock (« DEGUST’Ô CROCK », « APER’Ô CROCK »)  en s’inscrivant tout naturellement dans une gamme de produits  œnotouristiques où la  découverte en famille est l’intérêt premier, où les enfants eux aussi sont acteurs. Par le jeu petits et grands sont invités à comprendre l’activité vitivinicole du lieu. Munis d’une feuille de route et d’un plan de la propriété, en individuel ou par petit groupe, ils partent à la recherche du secret d’élaboration des vins dérobé par le fantôme farceur du premier propriétaire du Château. D’énigmes en étapes, sens de l’observation et curiosité sont sollicités au travers d’un parcours dans le parc, mais aussi à l’intérieur des bâtiments. Avec son histoire, son  architecture, son parc boisé de 6 hectares et son vignoble ceinturant l’ensemble, le Château Le Crock possède tous les atouts pour une chasse au trésor grandeur nature qui raconte et partage un patrimoine, un savoir-faire.

Transmettre par le jeu. La dimension culturelle de la vigne et du vin s’invite tout au long du jeu. Les 6 énigmes évoquent tour à tour l’histoire du domaine acquit en 1903 par la famille Cuvelier, l’anecdote des chênes du parc transformés en barriques après la tempête de 1999, la typicité du    terroir graveleux au sous-sol argileux de Saint-Estèphe, la reconnaissance d’un cépage typique de l’appellation, la fermentation alcoolique et l’élevage en barriques. Les joueurs apprennent aussi à se repérer dans la propriété tout en découvrant au passage l’écosystème local. Enfin, le dernier indice retrouvé dans une cheminée libère le secret du vin du Château Le Crock et clôture cette chasse au trésor.

Une offre accessible et adaptée. Sans rendez-vous préalable, les visiteurs sont renseignés à l’accueil par les guides bilingues ainsi que par un affichage spécifique. Proposée tous les jours en juillet et août (sauf fériés), et du lundi au samedi en juin et septembre, de 11h à 18h30 non-stop, cette chasse au trésor bilingue français-anglais touche un public de plus en plus nombreux. Sa formule souple permet d’apprendre en s’amusant tout en bénéficiant des mêmes informations qu’une visite classique.

En présence d’un parent, le parcours est libre et dure approximativement 45 minutes. Il est gratuit pour les enfants, tarifé à 5€ pour les adultes. A l’issu du circuit, une dégustation est proposée aux adultes pendant que les enfants profitent des autres activités comme les ateliers créatifs, le  concours d’étiquettes, le jeu « loto des odeurs », l’espace pique-nique dans le parc, le jeu de croquet et prochainement l’évènement Escape Wine.

Une offre qui répond à une demande croissante « TRESOR’Ô CROCK »     se distingue par sa volonté de construire une culture commune de valorisation par l’œnotourisme du patrimoine vitivinicole local. En étroite collaboration avec les acteurs locaux (Maisons du vin, Offices de Tourisme …) elle répond aux attentes d’un public jusqu’alors bien souvent délaissé comme le sont les familles en vacances sur les plages océanes du Médoc. La lisibilité de l’offre, relayée dans la presse, les guides et les  réseaux sociaux, apporte une valeur ajoutée non seulement à la propriété, mais aussi à l’appellation Saint-Estèphe et à la région.

TRESOR’Ô CROCK de juin à septembre/Parcours libre, sans réservation/Tarif 5€/pers, gratuit pour les enfants/Durée : 45 min environ/Horaires : 11h30-18h30/Juin & Sept : du lundi au samedi/Juillet & Août : tous les jours/Groupe maximum 25 personnes/Langues : Français & Anglais (espagnol & allemand sur réservation)/Boutique ouverte à l’année

Contact : château Le Crock, 1 rue Paul Amilhat, 33180 Saint-Estèphe-Tél: 05 56 59 73 05. Mail: visitecrock@orange.fr

Prochainement « ESCAPE Ô CROCK » : L’ESPACE GAME AU CHATEAU. Encouragée par le succès des activités mises en place, l’équipe du Château Le Crock poursuit sa lancée dans l’oenotourisme et proposera prochainement « Escape Ô Crock », un événement oenoludique en partenariat avec OEnanim. Au programme : jeu Escape Wine, dégustation de « vins au verre » (dont millésimes habituellement non présentés durant la saison), produits locaux (salés et sucrés).

Le créneau horaire sera 8h-21h. L’animation est tarifée à 30€ pour deux personnes, 5€ par enfant. La première édition aura lieu le mercredi 20 juin, d’autres dates suivront. A tester cet été donc…

 

2020 Saint-Estèphe, Yin and Yang

Photo Visionair.fr

2020 ended the decade on a high. It is a perfect example of Bordeaux know-how and is a great, classic, complex, rich and unctuous vintage, which ticks all the boxes. It is one of the finest early-ripening vintages. An over-achiever, it succeeded in making the most of extreme conditions to reach the perfect balance. While the entire vintage was marked by warm weather, making it one of the five earliest in the past twenty years, variations in rainfall, which required a great deal of vigilance in the vineyard, turned out to be a blessing in disguise. 2020 will also be remembered for the unprecedented health crisis, which compelled the wine sector to adapt its vineyard operations at all costs. The emergence of the #lavignenattendpas (the vines don’t wait) hashtag sums up the dilemma faced by winegrowers. Nature does not lock down! Consequently, while the first lockdown in France, announced on 16 March, disrupted usual operations, measures were soon put into place so that work could resume in compliance with health regulations. The crisis, the social and economic impacts of which are still unknown, will leave its mark. While sales are picking up today, they cannot compensate for losses in export and catering markets. The success of the 2020 vintage rekindles hope and confidence and we look forward to inviting you to taste it very soon. 

Basile Tesseron, President of the Saint-Estèphe Winegrowers’ Association

A mild winter and an early growth cycle 

The winter was very mild. While the French economy almost ground to a halt, the opposite was true for the vines, which grew very quickly. Particularly mild winter temperatures were conducive to early bud break, which occurred on 20 March, i.e. fifteen days earlier than usual. We all remember the fine, sunny days during France’s nationwide lockdown.

A sunny, wet spring, with even flowering

Several cool, wet spells in April and May did not adversely affect the growth cycle. Consequently, flowering was smooth, even and three weeks earlier than usual, around 20 May. Fruit set was quick and regular, with no shot berries or millerandage (abnormal fruit set) although the warm, humid conditions increased the risk of mildew. 

A hot, dry summer

The hot summer was marked by heatwaves from 20 June to 10 August, with record temperatures exceeding 40°C, although the vines did not suffer from water stress. 

The first grapes changed colour mid-July in drought conditions. This period of intense heat caused the vines to partly lose their head start secured during bud break. The summer heat lasted throughout August, during the day and at night. The limited temperature variations caused the vines to rapidly consume their malic acid and gradually build up sugar and colour (anthocyanins). Thankfully, the balance between sugar and acidity was restored in late August with 

the return to cool nights. The accumulated sugar was redistributed in the pulp and the anthocyanins in the grape skins. 

The first ripeness analyses revealed high sugar levels and low acidity. The warm, wet conditions led to traces of Botrytis cinerea mid-August although fortunately fungal development stabilised and did not spread. 

A rainy spell before 15 August provided welcome relief. In the lead-up to the harvest, everything looked perfectly fine, suggesting excellent winemaking potential. The grapes had thick, crunchy skins and were in perfect condition. 

An early harvest – with masks on!

Initial ripeness analyses confirmed the huge potential of the 2020 vintage, which ripened 10-15 days earlier compared to 2019. The hot, dry conditions produced small grapes with thick, fairly impermeable skins. 

In light of the health crisis, winegrowers began preparing for a harvest like no other! For the first time, it was not the quality that worried them – they already knew it was excellent! They were most concerned about how to organise the harvest, classified as a high-risk event. Estate employees, as well as the many seasonal workers who flock to the appellation each year, had to comply with special precautions and social distancing measures, alongside other limitations. 

Picking began two weeks earlier compared to “usual” vintages, shortly after mid-September, yielding low volumes due to the size of the berries. Several factors accelerated the decision to bring forward the harvest date: a week of cool, wet weather forecast for late September, as well as drought conditions which increased the alcohol content and lowered acidity.

Despite the small size of the berries, which were still heavier than last year, the quality was wonderfully even from one plot to the next. The threat of Botrytis cinerea did not abate, although it was contained and did not spread, partly thanks to the thickness of the grape skins.  

Perfect balance and outstanding aromatic expression

The Cabernet Sauvignon, Merlot and Petit Verdot are incredibly aromatic. The juices are deeply-coloured and incredibly concentrated. Extraction revealed ripe and intense aromas, while the quality of the tannins is very promising. Initial tastings suggest a very traditional vintage, characterized by freshness and superb balance. 2020 ranks among the great sunny vintages, oozing richness and spicy notes. 

WINEGROWERS’ IMPRESSIONS

Vincent Millet, Manager at Château Calon Ségur, 3rd Classified Growth.

The 2020 vintage was marked by a very wet and mild winter, eliciting an early start to the growing season. Flowering took place under ideal conditions. From flowering until the first days of the harvest, the vineyards endured five heatwaves, with no rainfall between mid-June and the first ten days of August. In spite of this, the vines showed no signs whatsoever of severe water stress (no defoliation or blocked ripening), undoubtedly thanks to water reserves accumulated over winter and spring. Once again, the high clay content in most of our soils played a key role in ensuring a good water supply. The Merlots and Cabernets were picked ten days earlier compared to recent vintages. The wines are full-bodied and juicy on the palate, with floral, spicy notes and smooth, rich tannins, culminating in a long and aromatic finish with a salty tang.

Vincent Bache-Gabrielsen, Managing Director at Château Lilian Ladouys, Cru Bourgeois Exceptionnel.

2000, the hottest year since 1900! To help us adapt to the hottest year on record since 1990, we relied both on our expertise of the terroirs and the resilience of our vineyards, which are currently undergoing a conversion to organic agriculture. Thanks to high rainfall during winter and spring, the soils stored sufficient water reserves and were thus able to counterbalance the effects of drought conditions during summer. Very early on, we had to intervene in the vineyards and create a favourable microclimate by thinning the leaves to improve resistance to mildew. In 2018, we decided to focus on Saint-Estèphe’s greatest terroirs, which primarily consist of deep clay gravel (representing 80% of our vineyards). This decision proved fully worthwhile this year, with flowering occurring a week earlier in gravely soils compared to our clay-limestone plots. Early flowering coupled with summer heat led the harvest to start several days earlier compared to the 2019 vintage, in order to preserve “al dente” grapes. Picking thus began on 5 September, finishing on 30 September 2020.  After intense cooling of the vats, gentle fermentation was the motto for this vintage. Our team strived for precision winemaking in order to reach the desired balance, which the outstanding tannic potential of the grapes could have disrupted. Beautifully intense, the Merlots dominate the blend, as was the case in 2019. Balance and emotions are thus the watchwords of 2020 Château Lilian Ladouys! 

Pascal Friquart, Managing Director at Château Tour Saint-Fort, Cru Bourgeois.

With temperatures 2 to 3°C above average, the winter of 2019-2020 was the hottest since the start of the 20th century. The beginning of the growing season was marked by weather conditions propitious to early bud break. In addition, waterlogged soils and mild temperatures increased the threat of mildew, powdery mildew and snails. Correctly managing plant protection treatments during spring was crucial yet difficult to implement on saturated soils, with the risk of crop loss due to mildew. After a very wet late April and early May (over 120°mm of rainfall in 2 days), fine, warm weather returned. Flowering then unfolded smoothly, almost a month earlier compared to 2019. From mid-June onwards, hot, dry conditions finally settled in, lasting until September. This led to water stress in the most well-drained soils. A rainy spell mid-August accelerated véraison (colour change) and prevented the grapes from shrivelling. The terroir was really crucial this year, since the quality of the soils played a key role in the vintage. They had to be able to store very high precipitation in spring, and release it during hot, dry conditions which lasted over two months. The head start to the growing season in spring led to an early harvest, which took place from 21 to 30 September. The harvest began with the Merlot grapes, which displayed superb balance, while rainfall slightly hampered the end of ripening for the Cabernets. Initial tastings are promising and provide hope for an elegant, fruity wine with a fine tannic structure. 

Les vendanges 2020 à Château Doyac

Après le merlot et le cabernet franc, Château Doyac, Cru Bourgeois Supérieur en biodynamie, se prépare à récolter le cabernet sauvignon à la machine à vendanger. Un choix qui s’avère judicieux pour ces vendanges historiques en raison de leur précocité sur fond de crise sanitaire. Le vin blanc du domaine « Le Pélican », un 100% sauvignon, récolté manuellement début septembre, a terminé sa fermentation et présente un bel équilibre. Les premières dégustations des cuves de rouge laissent présager un très beau millésime.

Château Doyac

Cru Bourgeois Supérieur en biodynamie

Haut-Médoc

 

 

Une vigne bien préparée…

Certifié en biodynamie, le vignoble de 30 hectares de Château Doyac situé sur le plateau argilo-calcaire de Saint-Seurin de Cadourne, bénéficie de tous les soins prodigués par ses propriétaires et l’équipe du domaine. Max et Astrid de Pourtalès, et leur fille Clémence, s’investissent sans relâche pour apporter le meilleur à la vigne dans le plus pur respect du cahier des charges de la viticulture en biodynamie. Le dernier traitement effectué au vignoble, 15 jours avant les vendanges a concerné la pulvérisation de la silice de corne (traitement 501). Ce traitement avant les vendanges a pour but de renforcer les peaux, les protéger contre le botrytis et améliorer leur maturation. La silice de corne oriente la plante vers le fruit en favorisant le murissement avec un renforcement des goûts et des parfums. Cette préparation à base de cristal de quartz broyé, est également passée sur la vigne au printemps pour la stimuler en la rendant plus résistante aux maladies. Le passage du traitement 501 est souvent complété par la pulvérisation de tisanes préparées au domaine.

Fin des fermentations pour le « Le Pélican », vin blanc du domaine

Commencé le 1er septembre, la récolte du blanc du domaine,  Le Pélican  s’est effectuée manuellement sous des conditions estivales. Afin d’utiliser les levures naturelles de la vigne, le levain a été préparé à partir des raisins blancs du domaine. Préssuré par grappes entières, Le Pélican est vinifié en amphore et en barriques de 225 l., ainsi que dans un foudre de 20 hl. (Photo ci-contre).

Avec une dizaine de jours d’avance par rapport à la « normale », le millésime 2020 rentre dans l’histoire des millésimes précoces considérés comme gage de qualité. Les premières dégustations après fermentations semblent confirmer cette attente. Ce 100% sauvignon présente à ce stade toutes les qualités d’un beau millésime avec un fruité éclatant et une belle fraîcheur.  

Le choix de la machine à vendanger

Si la récolte des raisins blancs du Château Doyac s’est effectuée manuellement, celle des rouges s’opère à la machine. Avec sa souplesse d’utilisation et ses performances qualitatives qui ne sont plus à démontrer, la machine à vendanger s’avère cette année, en temps de Covid, un choix judicieux.

La récolte a débuté le 16 septembre pour le merlot, cépage majoritaire à Doyac avec une proportion qui représente 76% du vignoble. Cette année la qualité des cabernets francs plantés il y a 3 ans sur 2 hectares se présente sous les meilleurs auspices et rentrera peut-être dans la sélection du grand vin. Si l’année se révèle un peu plus faible en rendement, la qualité est bien au rendez-vous.

A suivre…