Le point sur le vignoble en biodynamie du Château Doyac à la veille de la récolte 2018

DOYACMaxdePourtalesVigneMoto Le Château Doyac, cru bourgeois à Saint-Seurin de Cadourne continue sa route du bio à la biodynamie (2ème année de conversion en biodynamie)et se dit satisfait des résultats dont bénéficie le vignoble en deuxième année de conversion et ce, malgré des conditions climatiques du début de l’été plutôt difficiles. Cet engagement  pour la biodynamie le classe parmi les rares crus de sa catégorie à avoir fait le choix d’une viticulture qui tient compte de l’harmonie entre terre, plante et l’environnement.

Le vignoble résiste aux attaques de mildiou

 Les pluies régulières du mois de janvier ont permis de reconstituer les nappes phréatiques. Puis le froid qui a sévi en février a donné du repos à la plante. La vigne a poussé normalement grâce aux températures clémentes du printemps entraînant une belle sortie d’inflorescence sur l’ensemble des parcelles. Mais les fréquentes pluies du printemps et du début de l’été associées à des températures élevées par rapport aux normales saisonnières, ont provoqué une forte pression de la vigne avec le risque de développement du mildiou. N’utilisant que des produits de contact (principalement le cuivre et le souffre), les vignobles en bio et biodynamie peuvent être particulièrement sensibles au développement de ce champignon.  Au Château Doyac, Max de Pourtalès, son épouse Astrid et leur fille Clémence ont du redoubler de vigilance. Plusieurs passages dans les vignes avant chaque épisode pluvieux, un effeuillage rigoureux devant les grappes de raisins pour faciliter le séchage, les travaux sur les sols, ont permis de stabiliser la situation. Pour la famille de Pourtalès, les effets bénéfiques de la conversion en biodynamie ont été démontrés, le vignoble s’adapte progressivement, il retrouve son équilibre, s’auto-immunise et développe ses propres défenses. L’arrivée de la canicule a mis un terme à la crainte du mildiou.

Plus d’investissement en temps et en énergie mais plus de satisfaction

 Si cette année, en raison des conditions du printemps et de  la forte pression du midiou, l’utilisation du souffre et du cuivre a été légèrement supérieure à l’an passé, elle est restée dans les normes Demeter autorisées (4kg/ha). Les nombreux passages de 501 (silice de corne), complétés par la pulvérisation de tisanes ont  été efficaces pour la protection du vignoble.

Une très belle véraison et des vendanges prometteuses

 Le très bel été ensoleillé et chaud a permis une excellente véraison. En parcourant son vignoble, Max de Pourtalès constate avec plaisir que la qualité est bien au rendez-vous. Bien que les rendements s’annoncent un peu plus faibles (10% en moins), la famille de Pourtalès est convaincue d’avoir fait le bon choix et est  optimiste pour ces premières vendanges certifiées bio (certification en biodynamie Demeter prévue pour 2019). Les peaux sont épaisses, les dégustations des raisins sont prometteuses. La récolte devrait débuter le 24 septembre pour attendre une parfaite maturation phénolique.

A suivre …