Millésime 2016 au Château Fleur La Mothe

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Millésime 2016, le point au château Fleur La Mothe avec les 3 oenologues consultants, Edouard Massie, Henri Boyer et Antoine Médeville, co-propriétaires de ce Cru Bourgeois depuis son rachat en 2008

 Après la grêle en 2014, et une belle relance en 2015, 2016 semble être le millésime de la consécration du Château Fleur La Mothe, fruit du travail accompli depuis le rachat en 2008.

 Des efforts toujours soutenus au vignoble

Cette année encore, les techniques culturales ont été affinées de façon parcellaire afin de tirer le meilleur de chacune d’elles. Des essais de travaux des sols combinés ont permis d’établir plusieurs stratégies et d’intervenir ainsi différemment en fonction de la période et de l’objectif. Résultat : des parcelles équilibrées, avec un enracinement et une surface foliaire proportionnées, pour produire le meilleur raisin possible. Lire la suite « Millésime 2016 au Château Fleur La Mothe »

Antoine Médeville #Oenoconseil #vendanges 2016 #médoc #Bordeaux #millésime2016

 

Bilan de campagne 2016 avec Antoine Médeville, oenologue-conseil

Suite à un hiver assez doux entrainant un débourrement précoce, les ardeurs végétatives ont été ralenties par un printemps frais : nous avons alors assisté à une pousse lente de la vigne, décalant ainsi l’ensemble des stades végétatifs. Ajoutons à cela un été sec et tous les ingrédients été rassemblés pour faire de 2016 un millésime à maturité tardive.  Cependant, nous pouvons dire que la nature nous a gâté car une fois le début de l’été installé, les pluies sont venues aux moments les plus propices pour le vignoble : véraison et début de maturation.

Dès les premiers contrôles de maturité réalisés fin août, nous avons pu voir que 2016 se plaçait dans la catégorie des grands. Mais la partie était loin d’être gagnée car nous savions à ce moment-là que nous avions encore besoin d’un minimum de 25 à 40 jours d’une météo clémente pour espérer obtenir la pleine maturité. Un été indien a permis aux raisins de mûrir dans d’excellentes conditions. C’est là toute la difficulté des millésimes tardifs, qui font les plus grands vins de Bordeaux : ils doivent obligatoirement profiter d’une excellente arrière-saison pour espérer entrer dans l’histoire des grands millésimes. Et 2016 fait indéniablement partie de ceux-là Lire la suite

Vendanges 2016: Les « actu-matu » avec Oenoconseil

doyac003Le point sur la Maturité des vendanges 2016 avec Antoine Médeville et son équipe d’oenologue-conseils

Les jours passent et l’été indien s’installe sur la Gironde et le Médoc!

Une météo radieuse depuis le début de la semaine est venue peaufiner la maturité des Merlots et laisse entrevoir de très beaux Cabernets Sauvignon. Les conditions climatiques idéales permettent d’attendre et de récolter chaque parcelle au moment voulu. Lire la suite « Vendanges 2016: Les « actu-matu » avec Oenoconseil »

Le millésime 2015 vu par les oenologues-consultant d’Oenoconseil

Le millésime 2015 vu par Antoine Médeville,

Edouard Massie, Henri Boyer et Arnaud Chambolle

A la différence des millésimes précédents, la nature s’est montrée favorable dans l’ensemble du Bordelais. 2015 peut être qualifié de grand millésime car la réussite est générale pour tous les vins rouges, blancs secs et liquoreux. L’ensemble de la profession est satisfaite et optimiste. Les cuviers sont pleins et les acheteurs semblent déjà s’intéresser à ce grand millésime.

Médoc par Antoine Médeville et son équipe

Antoine Médeville et ses collaborateurs, Emilien Delalande et Thomas Marquant

Photo Alain Benoit oenoconseil 2008 005EmilienThomas

Après une floraison et un développement des grappes déroulés sous les meilleurs auspices, le millésime 2015 s’annonçait comme un millésime exceptionnel dans l’ensemble du Bordelais.

Les pluies de mi-septembre (12 au 20 septembre) sont venues légèrement perturber la quiétude du vignoble. Celles-ci ont été très hétérogènes, entraînant ainsi de fortes différences de maturité.

Les merlots très précoces sur des sols peu tamponnés ou dans des zones humides, ont été plus impactés mais dans l’ensemble on a constaté un bon comportement de l’équilibre sol/plante avec un état sanitaire plutôt stable. Les travaux en vert et surtout un effeuillage rigoureux ont permis de conserver une zone fructifère sèche et ventilée, moins propice aux développements de Botrytis. L’entretien des sols a aussi joué un rôle majeur avec un meilleur comportement des sols enherbés et travaillés grâce à un enracinement plus en profondeur.

A partir du 20 septembre, des températures estivales et un vent d’Est se sont installés sur le vignoble Bordelais permettant d’attendre la juste maturité de chaque parcelle de merlot. Les cabernets sauvignons plus tardifs ont profité de cet ensoleillement et ont atteint de très belles maturités même sur les terroirs les plus compliqués.

Cette météo changeante explique le fort étalement des vendanges avec des merlots ramassés dans le Médoc du 14 septembre au 10 octobre alors que les tous derniers cabernets sauvignon sont entrés dans les chais la semaine du 22 octobre. Il s’agit de l’une des récoltes les plus étalées de ces vingt dernières années.

Une fois en cave, les fermentations se sont très bien déroulées. Comme au vignoble, chaque lot a dû être vinifié indépendamment, en fonction de ses caractéristiques, les fermentations alcooliques se sont réalisées à des températures plus ou moins hautes avec des extractions à moduler.

Les merlots laissent entrevoir un fruit de grande qualité. Le cabernet sauvignon et le petit verdot se démarquent par leurs structures, leurs concentrations et leurs très belles complexités. C’est à coup sûr, dans le Médoc, un beau millésime de cabernet sauvignon et sur la rive droite, plus précoce, un grand millésime de merlot.

2015 est, quoi qu’il arrive, un très beau millésime même si, une fois de plus, la nature nous a rappelé que rien n’est acquis et que l’arrière-saison tient une place importante dans la réussite d’un grand millésime. Outre ces bonnes conditions climatiques, il ne faut pas oublier tous les efforts consentis avec l’application des conseils personnalisés que nous prodiguons tout au long de l’année dans le respect des sols et de la plante afin d’optimiser chaque parcelle. Les belles journées de septembre alternées par des nuits fraîches ont permis une fin de maturation lente des tanins (pellicule et pépins), gage de réussite d’un millésime. De plus, quantité et qualité sont au rendez-vous avec des rendements tout à fait corrects.

Graves Blancs et Rouges par Henri Boyer

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Graves Blancs : Malgré la précocité du millésime, les nuits fraîches de la fin du mois d’août ont permis de ralentir la maturation et d’obtenir des moûts fruités et frais avec des teneurs en sucres modérées. A ce très bon équilibre vient s’ajouter la richesse aromatique et la concentration obtenue aussi grâce à une récolte de faible quantité.

Graves Rouges : Une très bonne climatologie (ensoleillement, nuits froides, faibles pluies associées à un raisin résistant au botrytis)a permis d’obtenir une très bonne maturité des raisins tant sur les merlots que sur les cabernets. Les vins sont aromatiques, riches, d’une belle amplitude avec des tanins fins qui permettent des cuvaisons longues. Un seul bémol, la teneur en alcool parfois un peu généreuse pour les sols argileux.

Bordeaux par Edouard Massie

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Quel millésime facile ! Beau temps à perte de vue, des nuits fraîches idéales pour les Blancs, un état sanitaire inouï jusqu’à la fin des Rouges, des cabernets sauvignon qu’on a pu attendre comme rarement ce fut le cas auparavant.

Le résultat est là, des Blancs très aromatiques et charnus, des Rouges avec des parfums de fruits mûrs et des tanins soyeux.

Sauternes par Edouard Massie et Henri Boyer

« Un millésime difficile à rater » ! Les sémillons sont arrivés cette année à une maturité parfaite avec beaucoup de saveur. A la faveur des pluies de la 2ème semaine de septembre, le botrytis s’est développé très progressivement et a nécessité de nombreuses tries.

Les vins de la 1ère et 2ème trie sont aromatiques sur le fruit frais, minéraux et d’une grande pureté ; les mouts des tries sont plus riches en botrytis, onctueux et complexes avec des notes d’abricot et de marmelade d’orange. Ils ont bénéficié de conditions climatiques idéales pour concentrer le raisin pendant la première semaine d’octobre : soleil et vent d’est, frais et sec. Les dernières tries sont aussi d’un très bon niveau.

Nul doute que le millésime 2015 donnera de grands vins liquoreux.

Saint-Emilion et Libournais par Arnaud Chambolle et Mathieu Juteau.

Photo Alain Benoit oenoconseil 2008 003pjoyo Mathieu Juteau

2015 appartient incontestablement aux grands millésimes de Bordeaux. Pourtant il aura fallu un peu de sang froid aux viticulteurs en début de saison en raison d’un coup de chaleur parfois excessif en juillet, quelques attaques de champignons durant l’été et un excès d’eau à la veille des vendanges à certains endroits. Mais  finalement la patience a payé. Le beau temps du printemps a entraîné une floraison rapide, homogène et groupée. En juin et juillet, la vigne a bien résisté au stress hydrique. Les pluies de fin juillet se sont avérées providentielles. Le mois d’août chaud et humide a été contrebalancé par des nuits fraîches offrant aux raisins de longues périodes de maturité.  Le beau temps de septembre a parachevé la maturité des tanins.

Les vins blancs et rosés sont aromatiques mais il aura fallu les prendre assez tôt, au risque d’un excès d’alcool.

Les tanins mûrs ont permis de faire des cuvaisons longues et des macérations finales à chaud qui ont été très bénéfiques. Le résultat souvent très bon a vite révélé le fort potentiel de ce 2015.

Il faut maintenant adapter l’élevage à chaque situation, mais nul doute que nous avons sur Fronsac, St-Emilion et plus généralement sur le Grand Libournais un millésime riche et structuré.

Un millésime en 5 diront certains …

Les œnologues-consultants

Les consultants Antoine Médeville, Henri Boyer, Edouard Massie, Arnauld Chambolle et leur équipe d’œnologues, présenteront  le millésime 2015 d’une quarantaine de propriétés qu’ils suivent et conseillent depuis plusieurs années.

Rendez-vous pendant la semaine des primeurs en avril 2016

Château Lestage à Listrac-Médoc

http://www.oenoconseil.com

Vendanges 2015-Une Tribaie au château Charmail

Toujours à la pointe du progrès, le château Charmail innove pour les vendanges 2015 avec l’acquisition d’une machine Tribaie, une méthode ‘révolutionnaire’ qui permet une grande précision dans la sélection des raisins.  Comme son nom l’indique, cette machine trie les baies de raisin en fonction de leur état sanitaire et de leur maturité. Une table vibrante sépare les beaux grains lisses et entiers des grains abimés. Les baies entières rebondissent, alors que les baies éclatées se collent au tambour et sont évacuées vers la sortie. Les premiers grains sélectionnés tombent ensuite dans un bain de jus de raisin, dit bain densimétrique : les baies vertes flottent (lot flottant), tandis que les baies mûres tombent dans le fond (lot coulant de haute qualité). Les grains qui ne sont pas assez mûrs continuent à flotter pour être à leur tour écartés de ce circuit d’élite où seuls les meilleurs sont acheminés vers les cuves. Dans les chais, la macération pelliculaire à froid, technique de vinification inventée et appliquée à Charmail pour la première fois dans le Médoc est bien sûr toujours en vigueur. Ainsi l’esprit visionnaire de Charmail continue pour élaborer des vins toujours plus équilibrés et élégants.

En dehors des merlots les plus précoces rIMG_5500 IMG_5499 IMG_5496 IMG_5448écoltés le 24 septembre, les vendanges 2015 ont commencé lundi 28 septembre et s’achèveront vers la mi-octobre.

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La récolte du Cygne du château Fonréaud a commencé cette semaine sous un soleil radieux. 

Produire un vin blanc dans le médoc est une rareté considérée parfois comme une fantaisie voire une excentricité. Pourtant la production du blanc est issue d’une vieille tradition remise au goût du jour à #Fonréaud par les actuels propriétaires en 1988. C’est également la preuve que la grande variété des terroirs médocains traditionnellement ‘rouges’, permet sur des terroirs propices de graves sur socle calcaire, la naissance d’un vin blanc racé et élégant. De plus en plus apprécié et recherché par les Cygne de Fonréaud sans millésimeamateurs, ce blanc du médoc connait un beau succès.

Le Cygne de Fonréaud, un vignoble de blanc entretenu comme un jardin.

Jean, Marie-Hélène et Caroline, propriétaires des Vignobles Chanfreau (Châteaux Fonréaud et Lestage et Clos des Demoiselles à Listrac-Médoc ainsi que Caroline et Chemin Royal à Moulis-en-Médoc) vinifient depuis 1992 un vignoble de blanc d’une surface deGrappes raisin Le Cygne 3ha.

Historiquement le vignoble blanc du Château Fonréaud existait au début du XXème siècle et était déjà réputé. Baptisé « Le Cygne », emblème de la famille qui construisit le château, il portait comme d’autres vins blancs de Listrac-Médoc (La Mouette de Château Lestage, le Merle Blanc de
Château Clarke) un nom d’oiseau. A la fin des années 1950, les aléas climatiques avaient entraîné la disparition de ces vignes blanches.

Dès 1988, la famille Chanfreau a voulu renouer avec la tradition en replantant un vignoble de blanc mais en choisissant 3 parcelles en fonction de leur terroir, c’est-à-dire des graves sur socle calcaire, propice aux grands vins blancs. L’encépagement de ce vignoble est de 65% Sauvignon, 20% Sémillon et 15% Muscadelle.

Jean Marie-Hélène et Caroline Chanfreau septembre 2015La récolte se fait à la main, en 3 ou 4 tries, les vendangeurs ne sélectionnant à chaque passage que les grains les plus mûrs. Puis les raisins sont
pressés et leur jus mis en barriques où il fermente doucement pour être ensuite élevé sur lies fines avec bâtonnage régulier jusqu’à la mise en bouteilles qui a lieu juste avant l’été suivant la récolte.